Études d'impacts socioéconomiques

Unifor déplore l'inaction de Québec

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Le président du syndicat Unifor affilié à la FTQ de la scierie Résolu de Dolbeau-Mistassini, Daniel Leblond.

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Le président du syndicat Unifor affilié à la FTQ de la scierie Résolu de Dolbeau-Mistassini, Daniel Leblond, comprend difficilement que le gouvernement du Québec n'ait toujours pas lancé les études d'impacts socioéconomiques sur l'application du projet de Plan de rétablissement du caribou forestier 2013-2023, 18 mois après la tenue du Rendez-vous national de la forêt québécoise.

Au cours d'une entrevue qu'il accordait au Quotidien, le leader syndical a déclaré avoir été grandement surpris la semaine dernière lorsque le premier ministre Philippe Couillard a déclaré que des études d'impacts socioéconomiques seront réalisées pour évaluer les retombées de la problématique du caribou forestier. « Avec les engagements pris lors du Rendez-vous de la forêt québécoise et les déclarations du premier ministre Couillard à l'effet qu'il ne se perdrait pas un emploi pour un caribou, on avait l'impression que les études avaient été commandées. »

Daniel Leblond lance un appel à l'urgence d'agir dans ce dossier alors que les campagnes menées par les groupes environnementalistes comme Greenpeace et ForestEthics ont déjà provoqué une réduction des commandes de papier dans les usines de la région et même la fermeture prochaine de la machine à papier numéro 9 de l'usine d'Alma. Dans un tel contexte, Daniel Leblond considère qu'il serait temps de mettre le pied sur l'accélérateur.

« C'est un peu décevant de constater que nous avons perdu tout ce temps. Le gouvernement péquiste n'est pas mieux que le gouvernement libéral puisqu'ils auraient pu passer les commandes avant les élections », reprend Daniel Leblond.

Pendant ce temps, le paysage change et l'organisme de certification FSC mettra en application l'an prochain la résolution 65 dont les impacts pourraient être plus que significatifs pour l'industrie forestière. Il s'agit de la résolution traitant de la protection des forêts anciennes et de la façon d'assurer leur protection.

« Le premier ministre Philippe Couillard a déclaré qu'il n'y aurait pas de perte d'emploi pour un caribou », répète le président Leblond, qui aimerait bien croire cet engagement. Il sait toutefois qu'il ne sera pas simple de résoudre le problème et qu'il y a déjà eu des emplois perdus en raison du caribou avec la fermeture annoncée à Alma, et ce, sans tenir compte de la motion 65 et du projet de Plan de rétablissement du caribou forestier 2013-2023.

Même si aucune étude officielle n'a été réalisée, le gouvernement du Québec a procédé à une évaluation des impacts de la mise en place du plan de rétablissement dont Le Quotidien avait publié les grandes lignes en décembre 2012. Ce plan est basé sur la recommandation d'une perturbation limite de 35 % du territoire forestier.

Pour le Québec, la mise en place du plan représentait une perte de 90 000 emplois et une perte d'activité économique récurrente de 600 M$ par année. La région absorberait le tiers de ces pertes d'activités économiques.

Selon Daniel Leblond, les chiffres font peur et la région ne possède plus que quatre machines à papier. Il rappelle que ces quatre machines sont en ce moment menacées et que chaque semaine est importante.

Il a profité de l'entrevue accordée au Quotidien pour décocher quelques flèches à l'endroit de la CSN qui a pris le train un peu tard alors qu'Unifor est sur le terrain depuis le début du dossier du caribou forestier pour protéger les emplois et l'avenir des communautés forestières.

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