La thèse de la violence écartée

Un autre décès de nouveau-né

Les policiers ont été appelés à 10h57 sur... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

Agrandir

Les policiers ont été appelés à 10h57 sur la rue Adélard-Grenon. Une enquête a été ouverte à la suite du décès de la fillette d'un mois.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Julien Renaud
Le Quotidien

Un troisième drame impliquant un nouveau-né a secoué la région, hier. Une fillette d'un mois en difficultés cardio-respiratoires est décédée à l'hôpital de La Baie après y avoir été transportée d'urgence. Une autopsie sera pratiquée sur le corps du bébé, mais la thèse de la violence est d'ores et déjà écartée.

Les services d'urgence ont été appelés à 10 h 57 à se rendre au 1203, rue Adélard-Grenon, dans l'arrondissement de La Baie. «À l'arrivée des policiers, le bébé d'un mois était en arrêt cardio-respiratoire. Bien sûr, des manoeuvres ont été faites dès leur arrivée. D'ailleurs, les parents étaient déjà en train de faire des manoeuvres. Le relais a été pris par les ambulanciers», a relaté le lieutenant responsable de la Sécurité publique de Saguenay, Denis Harvey.

Les manoeuvres de réanimation se sont poursuivies du logement situé au troisième étage du bloc d'appartements jusqu'au centre hospitalier de La Baie. À leur sortie de l'immeuble, les ambulanciers pratiquaient le bouche-à-bouche afin de réanimer le poupon.

«Rendu à l'hôpital, le bébé avait repris un pouls, mais de manière instable. Mais, malgré tout, le décès a été constaté à 12 h 04, à l'hôpital de La Baie», précise Denis Harvey.

La fillette n'était pas accompagnée lors de son transport au CSSS de La Baie. En effet, les parents, visiblement dans la fin vingtaine, ont été escortés par des patrouilleurs en compagnie de leurs deux autres enfants, un garçon et une fille de moins de 10 ans.

Aussitôt le décès du nourrisson constaté, la Sécurité publique de Saguenay a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances du décès. Le dossier a également été transféré au coroner Sylvain Truchon.

«C'est une famille sans histoire, un bébé sans histoire. C'est un décès inexpliqué, mais on écarte la violence. Il n'y avait aucune trace de violence sur le corps», a commenté M. Truchon. Par ailleurs, la thèse de la mort du nouveau-né semble également peu probable, alors que l'hypothèse du cododo demeure étudiée. Une autopsie sera réalisée sur le corps de l'enfant pour en apprendre davantage.

Plusieurs curieux ont tenté de s'informer sur la tragédie qui se déroulait sous leurs yeux. Des voisins y sont allés de quelques spéculations sur les habitudes des résidants de l'immeuble, mais aucune des personnes rencontrées n'avait été témoin du drame.

Troisième drame

Il s'agit de la troisième tragédie impliquant un nouveau-né à survenir dans la région dans les dernières semaines. Le 20 février, un nourrisson a été retrouvé dans une poubelle à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix. La mère avait alors été formellement accusée du meurtre de son bébé. Puis, le 21 mars, une fillette de 17 mois a été trouvée sans vie dans son lit d'une résidence de Jonquière. Le rapport préliminaire d'autopsie a permis d'écarter l'intervention d'un tiers, puisque le corps de l'enfant ne présentait aucune trace de violence.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer