Plan d'affaires modifié

BlackRock reporte son projet minier

Christian Tremblay, du Consorem, a dévoilé la première... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Christian Tremblay, du Consorem, a dévoilé la première carte routière minérale.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

La société BlackRock Metals reporte d'une année son projet d'investissement de 840 M$ pour la mise en exploitation de sa mine de ferrovanadium titane qui devait démarrer cette année dans la région de Chibougamau.

Le président de BlackRock, Jean Rainville, a fait part de ces modifications lors de son passage devant le Forum minier régional qui s'est tenu hier à l'UQAC.

M. Rainville a expliqué à l'auditoire présent que des changements ont été apportés au plan d'affaires afin de diminuer l'ampleur de la phase d'exploitation minière pour dégager des capitaux d'environ 250 à 300 M$ et les diriger dans la construction d'une fonderie. «Nous pensions démarrer la construction de la mine cette année. On retarde notre échéancier pour réaliser les études techniques visant à optimiser les opérations.»

Cinq soumissions provenant de consortiums internationaux de recherche établis en Chine, Russie et Afrique du Sud ont été obtenues. La rareté de ces laboratoires spécialisés aura pour effet que les travaux de recherche s'étireront sur huit mois jusqu'à la fin de l'année. «Si on ne construit pas cette usine, on ne pourra ouvrir la mine en raison de la baisse des prix des minéraux», explique-t-il. BlackRock prévoit investir 15 M$ dans la réalisation de ces études qui porteront sur des échantillons de plus de 1000 tonnes de minerais.

La future usine, dont la localisation n'est pas décidée, transformera les 700 000 tonnes de concentré pour produire 450 000 tonnes de fonte brute et 3000 tonnes de ferrovanadium. La production de fonte brute sera destinée au marché américain. Nos voisins du sud importent 4,5 millions de tonnes de fonte provenant majoritairement des pays de l'Est, dont l'Ukraine. M. Rainville ne cache pas que la mise en production de l'usine génèrera des capitaux nécessaires à l'exploitation de la mine. Et la réduction de l'extraction minière aura pour effet de prolonger sa durée d'exploitation à 40 ans plutôt que les 25 ans prévus. «Avec le pourcentage de rendement intéressant qu'on obtiendra, il n'y a pas d'inquiétude pour amener le projet à terme. La présence d'un gisement polymétallique nous place à l'abri des soubresauts économiques», a déclaré le président.

Interrogé sur le lieu d'établissement de la future usine, M. Rainville affirme qu'il est bien difficile de se prononcer puisque les critères et besoins au plan énergétique (gaz naturel, électricité, etc.) et des infrastructures ne sont pas arrêtés. «Nous allons publier bientôt une liste des critères. Il est certain que ce sera quelque part entre Chibougamau et Grande-Anse». Il est prévu qu'environ 150 personnes travailleront à cette fonderie.

M. Rainville a mentionné qu'une troisième phase du projet visera à transformer l'ilménite provenant du gisement. Il a indiqué que des discussions ont été entreprises avec une compagnie australienne.

Dvilleneuve@lequotidien.com

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