1,6 G$ pour l'agrandissement de la mine

Niobec abandonne

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La mine Niobec a annoncé hier matin qu'elle abandonnait son projet d'expansion, mis en branle en 2011.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Niobec abandonne son projet d'expansion. Cette décision, qualifiée de «responsable et prudente» par la direction, entraîne la perte de 70 emplois.

C'était une journée sombre, hier, alors que plusieurs travailleurs ont été rencontrés par la direction de la mine de Saint-Honoré. Lors du passage du Quotidien sur les lieux, sur l'heure du midi, quelques-uns d'entre eux quittaient la mine avec leurs effets personnels. D'autres, les larmes aux yeux, cherchaient du réconfort auprès de leurs collègues. Aucun des employés n'a voulu s'adresser à la journaliste, affirmant que c'était trop difficile.

Cette annonce est tombée par voie de communiqué, hier matin. L'entreprise qui comptait 497 employés prévoyait réaliser des investissements de plus de 1,6 milliard de dollars pour tripler sa production. Ce projet avait été annoncé en 2011. Niobec a toutefois expliqué, hier matin, que le projet d'expansion n'était plus viable économiquement. Les 70 postes abolis sont ceux qui avaient été créés en prévision de la réalisation du projet d'expansion et ne sont donc plus nécessaires.

«C'est une décision extrêmement difficile, mais c'est une décision responsable. Il y a actuellement un excès de production de niobium sur la planète et se lancer dans un projet d'expansion aussi important aurait pu mettre la mine en danger. Nous avons fait ce choix pour assurer un avenir solide à l'entreprise et aux emplois qui restent», a expliqué le vice-président et directeur général de Niobec, Stéphane Sainte-Croix, lors d'un entretien accordé au Quotidien.

Récemment, Niobec a complété une étude de faisabilité détaillée du projet. L'évaluation finale des coûts en capital du projet d'expansion indiquait que celui-ci n'était plus économiquement viable.

«Nous croyons que cette mesure est nécessaire pour nous assurer que Niobec demeure concurrentielle à l'échelle mondiale», a déclaré de son côté Aaron Regent, président du conseil d'administration et chef de la direction de Niobec.

«Nous entendons également continuer à faire les investissements nécessaires pour optimiser le développement de la mine en utilisant la méthode d'exploitation actuelle qui feront en sorte que les opérations se poursuivront encore pendant plusieurs années», a-t-il ajouté.

Questionné à ce sujet, M. Sainte-Croix n'a pas pu s'avancer précisément sur la durée de vie de la mine. «Je peux dire que cette décision garantit des fondations solides pour de nombreuses années», a affirmé Stéphane Sainte-Croix. Et à savoir si le projet d'expansion pourrait renaître éventuellement, le directeur général a été très clair. «Non. Il faudrait que le marché mondial change énormément», a indiqué le directeur.

Les besoins pour le niobium, un alliage utilisé pour augmenter la résistance de l'acier, ne sont plus les mêmes en raison de la baisse de production des aciéries.

Selon le président et chef de la direction de Niobec, Aaron Regent, la baisse de la valeur de l'euro a aussi un effet sur les bénéfices.

À l'automne dernier

Le projet d'expansion de la mine Niobec est sur la table depuis plusieurs années. Alors qu'on envisageait au départ une mine à ciel ouvert, la direction a plutôt penché pour une exploitation par blocs foudroyés en 2012. Le projet avait encore été révisé à l'automne dernier. L'expansion devait alors se faire en profondeur.

La construction de la route industrielle a également été abandonnée.

Emplois abolis

Niobec a mis en place des services de soutien pour faciliter la transition vers un autre emploi. L'entreprise a également affirmé qu'elle offrira des programmes de retraite anticipée à ceux qui sont admissibles et des indemnités de départ qui vont au-delà de ce qui est exigé par la loi.

Il n'a pas été possible de discuter avec un représentant syndical, au cours de la journée d'hier.

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