Lancement d'Alliance forêt boréale

Une vision positive de nos pratiques forestières

Les préfets Jean Tremblay, Gérard Savard, André Paradis,... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

Agrandir

Les préfets Jean Tremblay, Gérard Savard, André Paradis, Jean-Pierre Boivin et Gérald Savard ont appuyé hier le lancement d'Alliance forêt boréale, à l'occasion d'une conférence de presse tenue dans la salle du conseil de Saguenay. Le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, occupera la fonction de président de l'organisme.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les cinq préfets de la région ont posé le premier jalon de l'organisme Alliance forêt boréale dont la mission première sera de défendre la foresterie dans la forêt boréale québécoise et surtout, le droit d'exploiter cette ressource pour générer de la richesse et des emplois.

Ils jugent ainsi nécessaire de créer un mouvement de sympathie et surtout d'appui pour ce secteur d'activité économique majeur pour plusieurs communautés régionales. Le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, a bien pesé ses mots pour expliquer le sens de cette action régionale et surtout éviter de partir en guerre contre les groupes de pression qui attaquent en ce moment les clients de la papetière Résolu.

«Nous avons un site sur lequel nous voulons présenter la bonne information», a insisté à quelques reprises le préfet Boivin. Le maire Jean Tremblay, qui porte aussi le titre de préfet a quant à lui réitéré qu'il ne s'agissait pas de défendre une entreprise, mais bien les façons de faire québécoises en matière de foresterie qui comptent parmi les meilleures au monde.

Certifications

Avant d'ouvrir les hostilités avec Greenpeace, l'organisme Alliance forêt boréale attend la récupération des certificats FSC pour la papetière. Il y aura donc un intérêt marqué des préfets pour le travail du négociateur Lucien Bouchard qui doit régler les problèmes territoriaux et d'application du régime forestier avec le Grand conseil des Cris et ses représentants. L'organisme demande donc au gouvernement du Québec la mise sur pied d'une table de travail pour permettre de comprendre la mécanique de certification et les actions à mettre en place pour rétablir les certificats perdus.

«Une fois que Résolu aura récupéré ses certificats, nous allons voir ce qui va se passer. Il serait important, dans un contexte de négociations avec FSC le gouvernement et Résolu, que les attaques cessent», précise le préfet Jean-Pierre Boivin. Celui-ci ne semble pas convaincu pour le moment que Greenpeace tente de reproduire, avec l'exploitation de la forêt boréale, le même scénario que celui qui a mis fin à l'industrie de la chasse aux phoques aux Îles-de-la-Madeleine dans les années 1980.

Mobilisation populaire

Alliance forêt boréale entend de plus concentrer ses efforts sur la mobilisation populaire qui regroupera des citoyens sur une base volontaire. C'est ainsi que les travailleurs des usines, sur une base personnelle, sont invités à le joindre pour démontrer leur appui à leur industrie. Selon Jean-Pierre Boivin, cette formule est plus utile que l'intégration des syndicats pour réussir à créer une mobilisation populaire. Les travailleurs des usines, selon Jean-Pierre Boivin, sont au premier concernés par cette démarche.

«Pour arriver à faire changer les choses et à conserver nos acquis dans le domaine forestier, il faut se mobiliser. Alliance forêt boréale est la voix des communautés forestières et elles doivent se l'approprier», a ajouté le préfet Boivin.

Aires protégées

L'organisme attend de plus suivre de près tout le dossier de la création des aires protégées et de la mise en place du prochain plan de rétablissement du caribou forestier. Ce sont des enjeux majeurs qui pourraient se traduire par une réduction importante de la possibilité forestière régionale.

Pour le moment, les préfets considèrent que l'industrie régionale doit s'assurer du maintien des opérations des quatre dernières machines à papier en exploitation à Kénogami, Alma et Dolbeau-Mistasisni. L'enjeu est de taille pour la survie des scieries puisque ces usines consomment les copeaux qui représentent 25 à 30% des revenus de la première transformation.

Le lancement d'Alliance forêt boréale n'a pas mis de temps à recevoir des appuis. La Fédération québécoise des municipalités a applaudi le lancement de l'organisme qui devrait, sont son président Jean-Pierre Boivin, s'étendre aux autres régions forestières du Québec au cours des prochains mois.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer