Employés à l'origine de la syndicalisation du Walmart

Ils referaient la même démarche

Pierre Martineau, Patrice Bergeron et Sylvie Lavoie, trois... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Pierre Martineau, Patrice Bergeron et Sylvie Lavoie, trois ex-employés à l'origine de l'implantation d'un syndicat à l'ancien Walmart de Jonquière, affirment qu'ils mèneraient la même bataille à nouveau s'ils avaient à le faire.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Les ex-employés à l'origine de l'implantation d'un syndicat au Walmart de Jonquière ont poussé un soupir de soulagement hier matin. Ils peuvent tourner la page sur une saga qui a duré plus de 10 ans. Malgré les épreuves rencontrées, ils n'ont aucun regret. S'ils devaient le faire, ils livreraient la même bataille demain matin. Sans aucune hésitation.

Patrice Bergeron, Pierre Martineau et Sylvie Lavoie affichaient leur plus beau sourire à la fin de la dernière de deux rencontres d'information tenues à La Saguenéenne de Chicoutimi hier matin. Une quinzaine d'ex-employés s'étaient déplacés pour connaître le montant d'indemnisation que leur versera Walmart pour les avoir congédiés de façon injustifiée en 2005.

Les trois ex-employés, accompagnés d'une collègue, ont initié la syndicalisation des travailleurs du magasin de Jonquière. Bien que les montants reçus demeureront secrets en raison d'une entente de confidentialité à «vie», ils se disent très heureux du dénouement.

«Après 10 ans, nous sommes très heureux», affirme Pierre Martineau, aujourd'hui retraité.

«Nous sommes très, très, très, très satisfaits de l'entente», renchérit Patrice Bergeron.

«C'est fini, c'est terminé», ajoute Sylvie Lavoie.

Les dernières années n'ont pas été faciles pour les trois ex-employés.

Suivis dans chaque Walmart

«Quand on allait dans un Walmart, on nous suivait partout», raconte la dame qui oeuvre maintenant dans un tout autre domaine. «Comme des criminels», ajoute Pierre Martineau.

Malgré tout, si c'était à refaire, ils livreraient la même bataille. «Demain matin, je recommencerais. On a parcouru un beau chemin, on a vécu des périodes dures, de grosses épreuves, mais avec les TUAC (Syndicat des travailleurs unis de l'alimentation et du commerce), on s'est aussi fait de bons amis. C'est notre famille maintenant», affirme Sylvie Lavoie.

«Je referais la même chose», confirme également Pierre Martineau. «Les TUAC ne nous ont pas lâchés.»

«C'était un peu comme David contre Goliath», conclut Patrice Bergeron qui a quitté la région pour travailler dans le domaine de la santé.

Rencontre

La rencontre tenue hier matin a duré moins d'une heure. Des applaudissements se sont fait entendre à quelques reprises, tout comme la veille. Les ex-employés qui sont sortis de la salle affichaient tous un sourire.

«Les TUAC sont très satisfaits de l'entente», s'est contenté de commenter Me Claude Leblanc, procureur de la section locale 503 du syndicat.

Vendredi soir, 90 ex-employés ont assisté à la première des deux rencontres.

Rappelons que la Cour Suprême a tranché en faveur des ex-employés en juin dernier, jugeant la fermeture du magasin injustifiée, peu de temps après l'adhésion des employés à un syndicat.

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