L'abus du temps supplémentaire dénoncé

La présidente du Syndicat des professionnelles en soins du CSSS de Chicoutimi,... (Rocket Lavoie)

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Rocket Lavoie

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(CHICOUTIMI) La présidente du Syndicat des professionnelles en soins du CSSS de Chicoutimi, Martine Côté, dénonce l'utilisation abusive des heures supplémentaires. Pour l'année 2014 et jusqu'au début du mois de mars 2015, ces heures ont coûté 2,2 millions $.

Selon Mme Côté, plus de 4223 heures de temps supplémentaire obligatoire pour les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes et 50 155 heures de temps supplémentaire non obligatoire ont été travaillées.

«Il y a une augmentation du temps supplémentaire obligatoire depuis le début de 2015 de 416 heures par rapport à l'année précédente pour les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes. C'est une situation intolérable qui ne peut plus durer ", a déclaré Mme Côté. Cette dénonciation a eu lieu à la grandeur du Québec dans le cadre des revendications et des négociations avec le gouvernement.

Selon la présidente, la courbe des plaintes suit la courbe du temps supplémentaire obligatoire et " cette pratique met en péril la sécurité et la qualité des soins, sans compter que c'est inhumain de la part de la direction de les obliger à faire autant d'heures supplémentaires obligatoires. Les professionnelles en soins sont victimes de la mauvaise gestion et des décisions à courte vue de la direction du CSSS de Chicoutimi. Il existe des solutions, mais nos gestionnaires font de l'aveuglement volontaire ", a dénoncé Martine Côté.

La présidente croit que la fusion de plusieurs unités, en novembre, qui a provoqué la perte d'une cinquantaine de postes et de 38 lits, pourrait expliquer la hausse des heures supplémentaires. " Ces lits sont souvent rouverts pour plusieurs raisons. Malheureusement, il n'y a plus personne pour soigner ces patients-là parce que ces postes ont été coupés. Ç'a créé beaucoup de temps supplémentaire depuis les derniers mois. »

Martine Côté soutient que la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a des solutions à proposer. Stabiliser les équipes dans les différentes unités de soins et mettre fin à la précarité d'emploi pourraient être des pistes envisagées.

«À l'heure actuelle, plus de 40 % des infirmières en moyenne dans l'ensemble du Québec ont un statut temps partiel. Chez les infirmières auxiliaires, plus de 50 % sont à temps partiel. Cette situation doit être régularisée ", a conclu Mme Côté, ajoutant que ces revendications sont faites pour que les professionnelles en soins puissent travailler dans de meilleures conditions et pour que les patients aient accès à des soins sécuritaires et de qualité.

Mcote@lequotidien.com

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