Journée bleuet à Dolbeau-Mistassini

L'avenir s'annonce prometteur

Rémy Lambert a démontré que l'offre pour le... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

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Rémy Lambert a démontré que l'offre pour le bleuet va continuer de s'accroître et que l'industrie de la région devra s'adapter en tentant de réduire les coûts de production et de transformation

(Photo Le Quotidien Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

L'industrie du bleuet sauvage devrait réussir à se tirer d'affaire au cours des prochaines années, et ce, en dépit de la hausse fulgurante de la production mondiale du bleuet cultivé, mais elle devra d'abord relever certains défis.

Son bon goût et son haut taux d'antioxydants devraient permettre aux fruits de la région de se démarquer sur les marchés, mais la consommation devra continuer d'augmenter pour éviter une chute de prix. La mise en marché et l'innovation seront primordiales.

C'est sur ces questions que se sont penchés le professeur Rémy Lambert et le directeur de la Wild Blueberry Association of North America (WBANA), Néri Vautour, lors de la Journée bleuet, hier, à Dolbeau-Mistassini, en présence de plus de 250 personnes.

Les producteurs de la région devront composer avec une augmentation fulgurante de l'offre. Le Chili continuera à envahir le marché. Avec 104 000 tonnes métriques produites l'an dernier, ce pays est le plus grand exportateur au monde. La croissance de la production y a été de 20% au cours des dernières années comparativement à 6% au Canada et aux États-Unis. Ce gros joueur écoule 30% de sa production sur le marché surgelé, où il compétitionne le bleuet sauvage.

Parmi les autres pays à surveiller, l'Argentine, le Péru, le Mexique et l'Uruguay se tournent vers la culture du bleuet à cause des problèmes liés à la production d'autres fruits. Un contexte économique à considérer pour les transformateurs de bleuets.

Un des avantages du bleuet sauvage, c'est la promotion à l'international faite par la WBANA, qui investit en moyenne 700 000$ par année pour la promotion des bienfaits du bleuet sauvage.

Les efforts portent fruit, puisque depuis quelques années, les prix offerts pour le bleuet sauvage se sont maintenus malgré l'augmentation de l'offre et la présence d'inventaires importants. La situation inverse a été enregistrée pour le bleuet en corymbe qui a vu les prix baisser au cours des dernières années. Il existe un écart moyen de 40 cents depuis deux ans.

Le professeur de l'Université Laval invite les producteurs à poursuivre l'innovation afin de diminuer les coûts de production. «Il faudra réfléchir à une meilleure mécanisation et un meilleur rendement à l'hectare», a-t-il indiqué.

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