Dette envers ses créanciers

La Coop Girardville cherche un règlement

Mélissa Martel et Stéphane Gagnon sont convaincus que... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

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Mélissa Martel et Stéphane Gagnon sont convaincus que le plan de restructuration va permettre à la Cooopérative de Girardville de repartir sur de bons pieds. Par contre, les créanciers vont perdre de l'argent dans l'aventure.

(Photo Le Quotidien Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

Après avoir englouti 10 M$ au cours de quatre dernières années, la Coopérative forestière de Girardville va déposer une proposition de paiement à ses nombreux créanciers.

« Je tiens à le préciser dès le départ, la coopérative n'est pas en faillite, nous avons mis en place une restructuration importante qui nous permet de repartir sur de nouvelles bases solides. Nous avons déposé un avis d'intention qui va nous mener à une proposition de règlement envers nos créanciers », a expliqué dans une entrevue au Quotidien le directeur général de la Coopérative, Stéphane Gagnon. La direction a retenu les services de Raymond Chabot, Grant, Thorton afin de la conseiller et l'aider dans ce processus.

Ce dernier, ainsi que la nouvelle présidente Mélissa Martel, ne cachent pas qu'il s'agit d'une décision difficile. « Nous sommes un important joueur et nous voulons assurer les emplois de nos 430 employés. C'est le moins pire des scénarios », ajoute Stéphane Gagnon. Ce dernier n'a pas voulu dévoiler pour le moment le montant que la coopérative doit à ses créanciers. Ces informations seront connues d'ici un mois. Il s'agit de plusieurs millions de dollars.

La Caisse populaire Desjardins et Investissement Québec ont accepté le plan de restructuration et auraient injecté les sommes nécessaires pour que la Coopérative se sorte la tête de l'eau. « Depuis septembre, nous payons tous nos fournisseurs, nos entrepreneurs et clients. Nous n'avons pas de dettes depuis cette période. Nous avons réussi à chercher le 4 M$ de bois qui dormait dans la forêt. Nous sommes persuadés qu'avec notre resserrement au niveau des finances et l'amélioration de toute l'administration nous serons en mesure de revenir vers la rentabilité », lance, assuré, le directeur général.

Fini CFC énergie

Le processus de restructuration provoque la fermeture de la filiale CFC énergie. Cette filiale assurait la distribution, l'installation et l'entretien de systèmes de chauffage industriel aux granules. Une structure qui a été trop couteuse pour la coopérative.

Aussi, la filière d'épices boréales d'Origina va tourner au ralenti pour les prochains mois, le temps prendre une décision définitive. On se contente d'approvisionner les clients actuels et d'écouler les inventaires. Aucun effort ne sera fait pour la mise en marché.

« On se concentre sur ce que nous faisons de mieux, résume la présidente Mélissa Martel. Nous avons eu l'appui de nos membres lors de la présentation de notre plan la semaine dernière. Ils sont même prêts à investir dans la coopérative ».

La coopérative qui compte 185 membres va se concentrer sur la plantation d'arbres, la préparation de terrain et la récolte de bois. « On plante 17 millions d'arbres par année, on prépare 10 000 hectares de terrain et on a récolté 800 000 mètres cubes de bois l'an dernier. On est un gros joueur dans le domaine forestier et nous voulons le demeurer », mentionne pour sa part Stéphane Gagnon.

La direction ne s'aventurera pas de si tôt dans l'achat de bois aux enchères; une des raisons qui expliquent la perte financière de 5 M$ de la dernière année. La coopérative a payé beaucoup trop cher pour 380 000 mètres cubes de bois qu'elle a récolté et vendu à perte. « Au niveau des opérations forestières, nous avons revu notre structure pour être plus rentables et plus performants. Il y aura notamment une meilleure gestion des camps forestiers », a-t-il précisé.

Ancienne administration

Le conseil d'administration fait donc un trait sur l'ancienne administration. C'est sous le règne de Jérôme Simard que la coopérative s'est retrouvée dans cette fâcheuse position. D'ailleurs, un règlement hors cour est intervenu en lien avec le départ de l'ex-directeur général. Une entente qui va rester confidentielle.

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