Propos contre le FSC

Résolu mise en demeure

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Notre éditorialiste rappelle que Greenpeace n'est pas la cause initiale des déboires de Résolu au Québec. L'entreprise avait déjà perdu sa certification FSC avant que les activistes de Greenpeace fassent pression sur ses clients.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Le président et chef de la direction du Forest Stewardship Council (FSC), François Dufresne, met en demeure Résolu et son président, Richard Garneau, de cesser immédiatement leurs activités discriminatoires contre le FSC et de prendre les mesures correctives et préventives appropriées afin d'assurer le respect de tous les statuts du FSC et des exigences reliées à la politique d'association et de membership.

Cette mise en demeure fait suite à plusieurs mois d'attaques publiques répétées de la part de Résolu envers la gestion et les politiques du FSC, depuis la suspension des certificats de Résolu couvrant huit millions d'hectares de forêt au nord du lac Saint-Jean, selon le document rendu public par le FSC lundi matin.

Entre autres éléments, le FSC reproche à Résolu d'avoir publié, le 2 janvier 2015, un communiqué de presse dans lequel elle s'attaquait directement à la crédibilité du processus d'audit du FSC.

«Depuis, que ce soit à la radio, dans des émissions-débats ou dans la presse imprimée, des représentants de Résolu ont alimenté ces attaques, notamment en regard de la gouvernance du FSC ainsi que de l'équité et l'impartialité du processus d'audit. De plus, le FSC a eu connaissance de communications envoyées par votre société à des employés et des élus du Québec dans lesquels le portrait fait du FSC était celui d'un organisme non crédible, précaire et biaisé en faveur de certains groupes d'intérêt. Aussi, Résolu a émis des commentaires non fondés concernant l'éventuelle mise en oeuvre de la Motion no 65 touchant les paysages forestiers intacts. Enfin, le FSC a été témoin de votre intervention personnelle à la télévision (le 11 mars 2015), dans laquelle vous avez insinué que la suspension des certificats FSC de votre société par le certificateur s'expliquait par la pression indue exercée par Greenpeace. Nous ne pouvons plus tolérer de tels incidents», y lit-on.

En entrevue, M. Dufresne a déclaré que c'est la première fois que l'organisme de certification émettait une telle mise en demeure à l'endroit de l'un de ses membres. «Résolu a franchi une barrière qu'il ne fallait pas dépasser. C'est rendu à un point il faut laisser de côté la rhétorique et se retrousser les manches et trouver des solutions puisqu'il ne reste que trois mois au prolongement de la suspension des certificats au nord du lac Saint-Jean», affirme M. Dufresne.

Pour atteindre cet objectif, M. Dufresne prétend qu'il faut faire preuve de volonté, une volonté qui a été ressentie pour régler les litiges en Ontario pour les forêts Black Spruce, Dog-River-Matawin et Caribou à la suite d'un règlement judiciaire intervenu en février dernier, mais pas au Québec. Le président du FSC, ajoute que le comportement de Résolu est difficile à décoder. «On pense que le FSC fait partie de la solution pour ajouter de la valeur compétitive sur le marché. Au Québec, le bois est petit, éloigné et coûte cher à aller chercher. (La certification) FSC apporte un valeur ajoutée».

En ce qui a trait aux accusations portées à l'effet que le FSC serait à la solde de Greenpeace, M. Dufresne affirme que son organisation a trop besoin de sa crédibilité et de son indépendance auprès de ses 800 membres pour être associée à des groupes écologistes comme Greenpeace. «Le FSC compte 800 membres parmi lesquels on retrouve Kimbely-Clark, Unilever, la Ligue nationale de hockey, Tennis Canada. Tous ces gens ont besoin de savoir qu'on est crédible», explique M. Dufresne.

Il a rappelé qu'en tant que détenteur de certificats et de membre du FSC, Résolu peut soumettre des problèmes rencontrés à l'intérieur des mécanismes prévus à cette fin. L'un des plus importants critères d'adhésion est d'agir de bonne foi comme membre du FSC, d'agir de sorte à protéger la crédibilité du FSC et de soutenir véritablement les objectifs, les activités et la réputation du FSC. «Malheureusement, nous avons récemment observé plusieurs occurrences où ce critère n'avait pas été respecté au grand détriment de la crédibilité du FSC», conclut la mise en demeure.

M. Dufresne a mentionné que le dossier fera l'objet d'une attention lors de la tenue d'une rencontre du conseil d'administration prévue du 23 au 25 mars prochain.

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