Nouvelle usine d'apprêtage de la fourrure

Bilodeau investira 1 million $

Marcel Laplante et Mario Bilodeau vont investir 1... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

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Marcel Laplante et Mario Bilodeau vont investir 1 million $ pour accroître la transformation de la fourrure dans leur entreprise.

(Photo Le Quotidien Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

Bilodeau Canada est en train de devenir la plus importante entreprise de fourrure au Canada. Elle apprête près 50 000 peaux par année et ce nombre va doubler prochainement.

C'est parce qu'elle veut conserver les activités de transformation de la fourrure au Québec que l'entreprise va investir au total 1 million $ dans une usine d'apprêtage (tannage). « On est en train de perdre l'expertise comme ce fût le cas pour le textile et la chaussure. La transformation se fait de plus en plus en Chine. Il faut assurer la transformation ici et créer des emplois, sinon on va encore tout perdre », indique le copropriétaire de Bilodeau Canada, Mario Bilodeau.

Cette volonté devrait profiter à tous les trappeurs du Québec qui pourrait avoir un meilleur prix pour les peaux que lorsque vendu à l'encan. « Je veux procéder comme dans le domaine du bleuet. Nous allons offrir un prix de départ à nos trappeurs pour leurs peaux et selon la transformation et la valeur ajoutée faite au produit, nous allons être en mesure de verser une ristourne aux personnes à la fin de l'année. »

Cette façon de faire devrait encourager les trappeurs à poursuivre leur travail et peut-être en inciter d'autres à s'y initier, croit l'homme d'affaires.

Une somme de 500 000 $ a été invertie dans la première phase de la salle d'apprêtage. Ainsi l'entreprise peut répondre à ses besoins pour la confection de bottes, mitaines et autres articles avec de la fourrure. Elle peut aussi fournir différents manufacturiers du Québec. « Nous sommes le plus gros transformateur de loup marin avec 30 000 peaux par année. De plus, on ne jette rien, on valorise tous les sous-produits. Par exemple, la graisse de phoque est vendue à l'industrie des cosmétiques », signale Mario Bilodeau.

D'ici quelques mois, Bilodeau Canada va procéder à l'agrandissement de sa salle d'apprêtage pour être en mesure de transformer plus de 100 000 peaux par année. « C'est un investissement de 500 000 $ et ça va nous permettre de créer au moins six emplois supplémentaires », signale-t-il.

L'entreprise n'a pas le choix si elle veut répondre à ses besoins en matière de fourrure et pour d'autres clients au Québec. La fourrure regagne de la popularité au Québec et au Canada. À titre d'exemple, l'entreprise a confectionné environ 12 000 bottes cette année et les ventes progressent constamment. On a aussi livré 20 000 chapeaux à l'armée canadienne.

« Selon le Conseil canadien de la fourrure, nous sommes la plus grosse entreprise au Canada », lance Bilodeau fièrement. Signe de son importance, Bilodeau Canada emploie 80 personnes et engage une trentaine de sous-traitants. « Nos employés sont bien payés par rapport à d'autres industries. Par contre, il n'est pas facile de se trouver de la main-d'oeuvre. Il faut faire de la formation principalement pour le tannage. C'est une technique bien particulière. Un savoir-faire que nous ne voulons pas perdre. »

D'ailleurs, un partenariat est cours avec Mashteuiatsh pour former de futurs employés.

Mario Bildeau réalise de la recherche et du développement pour essayer de mécaniser les procédés d'apprêtage de la fourrure. Le Quotidien a pu visiter l'usine et prendre quelques photos malgré que la « recette » pour l'apprêtage doit demeurer secrète.

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