Double facturation et prête-noms à l'UQAC

Québec exige le rapport

L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) devra transmettre... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) devra transmettre au cabinet de la sous-ministre de l'Éducation le rapport de la firme PricewaterhouseCoopers, dont les conclusions confirment des situations de double facturation et de prête-noms dans certains comptes de dépense des cadres supérieurs de l'établissement au cours de l'année financière 2013-2014.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) devra transmettre au cabinet de la sous-ministre de l'Éducation le rapport de la firme PricewaterhouseCoopers, dont les conclusions confirment des situations de double facturation et de prête-noms dans certains comptes de dépense des cadres supérieurs de l'établissement au cours de l'année financière 2013-2014.

Québec n'a pas mis de temps à réagir à la publication par Le Quotidien, hier, du rapport déposé à huis clos aux membres du conseil d'administration de l'UQAC mardi après-midi s'intitulant Revue des rapports de dépenses - Rapport sommaire des constatations et recommandations préliminaire.

«La sous-ministre est entrée en communication avec la direction de l'UQAC. Elle a demandé à ce que l'on nous transmette le rapport afin de procéder à son analyse», a dans un premier temps déclaré Julie White, attachée de presse du ministre de l'Éducation François Blais.

L'attachée de presse a ajouté que le ministre était évidemment très préoccupé par les informations publiées par Le Quotidien et que tout allait être mis en oeuvre pour faire les vérifications qui s'imposent. Julie White a été très prudente dans ses commentaires en raison de la nature de cette affaire qui concerne sept cadres supérieurs de l'université.

«Nous allons regarder la situation afin de déterminer les actions à poser et voir si des remboursements sont à envisager ou même du soutien à fournir à l'université pour corriger les choses», a ajouté l'attachée de presse en précisant que, pour le moment, il ne faut présumer de rien, et ce, tant qu'une analyse du rapport de la firme ne sera pas complétée.

Il y a eu pendant la journée des contacts entre le cabinet du premier ministre et ministre responsable de la région, Philippe Couillard, et celui du ministre de l'Éducation.

Le bureau des affaires publiques a publié un communiqué dans lequel il est indiqué qu'une séance du conseil d'administration allait être convoquée à court terme pour évaluer cette situation. L'établissement indique qu'elle prendra les mesures qui s'imposent pour protéger l'intégrité de son personnel.

Depuis le début de cette affaire, à l'automne 2014, la direction de l'UQAC a tenté à deux reprises de clore rapidement ce dossier. Le recteur Martin Gauthier et ses adjoints ont dans un premier temps été dans l'obligation de se plier à la demande du conseil d'administration de tenir une enquête indépendante sous la responsabilité du comité d'audit. L'UQAC avait alors remercié Damien Ferland, l'un des cadres concernés par cette affaire.

Mardi, l'UQAC a tenu une séance du conseil d'administration en décrétant le huis clos pour la présentation du rapport de la firme PWC. Après le conseil, l'université affirmait que des mesures seraient prises pour revoir les politiques de frais de représentation et autres en refusant systématiquement de dévoiler le contenu du rapport.

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