Centre opérationnel de Rio Tinto Alcan

Plus de 3000 cuves contrôlées à partir du Saguenay

Depuis hier, le Manoir du Saguenay a changé... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Depuis hier, le Manoir du Saguenay a changé de nom pour devenir le Centre opérationnel aluminium. Sur la vignette, Claudine Gagnon, Étienne Jacques et Gilles Grenon ont procédé à l'inauguration du centre.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Rio Tinto Alcan amorce des changements dans ses façons de faire avec la création du Centre opérationnel aluminium du Saguenay, lequel lui permettra de jeter un oeil 24 heures par jour sur plus de 3000 cuves en production dans ses usines du monde entier, et ce, à partir du Manoir du Saguenay.

Étienne Jacques, chef des opérations métal primaire Amérique du Nord chez Rio Tinto Alcan, accompagné de Gilles Grenon, chef du service de gestion du métal, en a fait l'annonce, hier matin, au coeur du centre où sont affichés plusieurs tableaux diffusant en temps réel les résultats de production et de coulée de chacune des cuves de l'Usine Alma. D'ici la fin de l'année, les usines francophones Laterrière, Grande-Baie, Arvida et AP60 seront intégrées au centre. L'an prochain, ce sera au tour de l'Usine Dunkerque en France, Kitimat, Lochaber au Royaume-Uni et Isal en Islande à bénéficier de l'assistance technique du centre opérationnel.

«C'est une nouvelle étape que l'on franchit. Il se bâtit des usines pouvant produire un million de tonnes dans le monde. Il faut être capable de se positionner et se donner des outils pour intégrer toutes nos usines. Avec le nouveau centre, c'est comme si on gérait un centre d'électrolyse de trois millions de tonnes de métal», explique M. Jacques.

M. Grenon précise que la production d'aluminium, même si elle se fait en continu 24 heures par jour, peut être soumise à toutes sortes d'aléas pendant la phase d'électrolyse (baisse de tension, bris d'équipements, qualité des matériaux, alliages divers, etc.) qui affectent les niveaux et la qualité du métal produit. Par exemple, hier, vers 10h30, il était possible de savoir que la production d'Alma était en retard de 40 tonnes sur l'objectif prévu du quart de travail, un phénomène qui n'avait rien d'inquiétant. Dès qu'un phénomène est constaté sur les écrans informatiques, le centre opérationnel a la possibilité d'intervenir pour redresser la situation.

Avant la création du centre, des techniciens et ingénieurs de procédés à l'oeuvre cinq jours semaine dans les usines étaient responsables d'assurer la surveillance des opérations, mais divers facteurs pouvaient faire en sorte que des délais d'intervention pouvaient se prolonger. «Avec le nouveau centre, on ne change pas le nombre d'ingénieurs de procédés, mais il y aura moins de postes dans les usines», affirme M. Grenon.

M. Jacques affirme que la création du nouveau centre permettra d'offrir plus de flexibilité et de rapidité de livraison aux clients puisqu'il sera possible de permuter des inventaires d'aluminium en fonction de leur composition chimique et des besoins de chacun. «On ira chercher des primes parce qu'on pourra livrer plus rapidement aux clients. On sera l'épicerie qui offrira des bonbons mélangés», a imagé M. Jacques.

Lorsque l'ensemble des usines du réseau RTA seront reliées, une vingtaine de personnes occupant des postes de superviseurs de procédés y oeuvreront.

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