Le directeur général du Collège d'Alma met de l'huile sur le feu

Deux employés suspendus

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Le directeur général du Collège d'Alma met de l'huile sur le feu dans le conflit qui perdure depuis des mois dans l'établissement d'enseignement. Selon ce qu'a appris Le Quotidien, deux enseignants viennent d'être suspendus pour « manque de loyauté » envers la direction générale.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le directeur général du Collège d'Alma met de l'huile sur le feu dans le conflit qui perdure depuis des mois dans l'établissement d'enseignement. Selon ce qu'a appris Le Quotidien, deux enseignants viennent d'être suspendus pour « manque de loyauté » envers la direction générale.

Les syndiqués en question auraient été convoqués, hier après-midi, par les ressources humaines. La suspension avec solde est d'une durée indéterminée, d'après les informations recueillies par Le Quotidien.

Il a été impossible de parler avec les enseignants concernés ou un représentant de la direction générale pour confirmer officiellement ces arrêts de travail. Le président du syndicat des enseignants du Collège d'Alma est quant à lui absent de la région depuis mercredi.

En ce qui concerne le motif de « manque de loyauté », il peut signifier plusieurs choses, dont la fuite d'informations dans les médias. La diffusion d'une lettre d'opinion contestant l'employeur peut également entrer dans cette définition d'absence de loyauté. Même le fait de remettre en doute l'autorité de l'employeur devant un groupe de gens pourrait être qualifié d'infidélité envers son patron.

Dans une rencontre, mercredi, entre la direction et les employés, certains syndiqués ont critiqué à haute voix Bernard Côté, directeur général, et ce, sous les applaudissements du personnel. Il n'a cependant pas été possible de confirmer si les suspensions sont dues à des paroles lancées à cette rencontre.

La Charte des droits et libertés protège la liberté d'expression, mais l'obligation de loyauté en milieu de travail est également prévue par le Code civil du Québec.

Confiance perdue

Le personnel, par la voix des représentants syndicaux, dénonce depuis plusieurs mois le mode de gestion privilégiée par la direction générale. Une gestion qui aurait délaissé le principe de consultation. Des décisions, notamment la fermeture ou le transfert de programmes vers un autre cégep, ont choqué les employés qui n'auraient pas été consultés. Par ailleurs, plusieurs ont jeté des doutes sur la procédure qui a mené au renouvellement du mandat du directeur général, à la fin de l'année 2014. Et le déficit cumulé du collège, qui l'oblige à présenter des plans de redressement au gouvernement, inquiète le personnel.

Les représentants syndicaux, appuyés par le Conseil central CSN, avaient demandé à l'automne dernier l'intervention du ministre Yves Bolduc pour rétablir le principe de collégialité. Au ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, dirigé par le ministre François Blais, on dit maintenant suivre la situation de près.

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