Développement durable

La région n'a pas le choix de s'ajuster

Selon l'économiste Gilles Bergeron, «ce n'est pas en... ((Archives Le Quotidien))

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Selon l'économiste Gilles Bergeron, «ce n'est pas en partant en guerre contre les intellectuels et les écologistes qu'on va régler le problème».

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Qu'ils le veuillent ou non, les intervenants socio-économiques de la région et du Québec n'ont pas le choix de s'ajuster aux grands principes de développement durable et environnemental.

Ces principes sont maintenant devenus une priorité pour l'ONU et il revient aux décideurs et aux entreprises d'adopter des stratégies pour les respecter ou pour travailler à les influencer.

Invité à se prononcer sur le débat actuel opposant les élus politiques et Greenpeace, Gilles Bergeron, professeur au département des sciences économiques et administratives de l'UQAC, se rappelle que la région avait pris une initiative pour rétorquer à l'offensive de Greenpeace il y a un an avec la création d'Alliance forestière boréale.

Selon lui, plutôt que de se faire imposer des normes comme c'est le cas avec le Forest Stewardship Council (FSC), du travail aurait dû être effectué pour déterminer comment et pourquoi ces normes ont été définies, par qui afin de déterminer si elles pouvaient être adaptées à l'exploitation de la forêt boréale québécoise plutôt qu'à l'exploitation de la forêt américaine.

«A-t-on assez de souplesse pour tenir compte de la réalité de la forêt québécoise puisqu'il est indéniable que ces normes ont des impacts sociaux? Peut-être qu'on doit faire notre examen de conscience. Ce n'est pas en partant en guerre contre les intellectuels et les écologistes qu'on va régler le problème», affirme M. Bergeron.

Il ajoute que dans le débat actuel, il est difficile pour l'industrie forestière de prétendre haut et fort que le régime forestier québécois répond aux plus hauts standards environnementaux au monde et que, de l'autre côté, des entreprises comme Résolu ne peuvent répondre aux certifications FSC. «Quelque part, notre politique forestière n'est pas adaptée ou les normes FSC ne le sont pas. Il faut voir à ce que ces normes soient adaptées. Il aurait peut-être fallu que les intellectuels soient mis davantage à contribution puisque le développement durable est un enjeu mondial qui sera sur la table encore longtemps», conclut-il.

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