Le maire Tremblay a déjà des rencontres au programme

Gaudreault appelle au calme

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, lance un... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, lance un appel au calme et souhaite amener tous les intervenants régionaux autour d'une même table dans le dossier opposant Produits forestiers Résolu (PFR) à Greenpeace.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Catherine Doré
Le Quotidien

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, lance un appel au calme et souhaite amener tous les intervenants régionaux autour d'une même table dans le dossier opposant Produits forestiers Résolu (PFR) à Greenpeace. De son côté, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, explique avoir déjà rendez-vous avec le président de PFR, Richard Garneau, pour faire avancer les choses.

«Avec le sommet économique sur l'avenir du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui est prévu prochainement, nous avons l'occasion de nous positionner pour l'avenir de l'industrie forestière dans la région», estimait Sylvain Gaudreault lors d'une entrevue téléphonique hier.

«Nous pouvons développer, au cours des prochaines semaines, une orientation et une position commune en vue du sommet.»

M. Gaudreault propose donc un «mini-sommet» dans le but d'arriver fins prêt lors du vrai sommet économique. Pour ce faire, il aimerait asseoir à une même table un représentant de chaque partie.

«Je prends au mot le maire de Saguenay, qui souhaite que les gens se mobilisent. Il faudrait pouvoir asseoir PFR, Ville Saguenay, Greenpeace, les gens de la norme FSC, les syndicats (des usines de PFR), les retraités, le Conseil de l'industrie forestière, Mashteuiatsh et le ministère des Forêts», cite le péquiste.

«Il faut arrêter de se jeter de la bouette par médias interposés et dire qu'on sortirait quelqu'un par la fenêtre. Il faut avoir une position forte, qui serait présentée au sommet et qui ferait l'unanimité.»

«Avançons. Au-delà de ses propos (au maire Jean Tremblay), je suis prêt à ramener tout le monde à travailler ensemble. Par exemple, en permettant à Résolu de se positionner par rapport à la certification FSC. Est-ce qu'elle veut récupérer sa certification? Si oui, comment faire?»

«Il faut arrêter de parler par média interposé», a réitéré M. Gaudreault.

Tremblay n'est pas convaincu

Joint par téléphone hier, Jean Tremblay ne semblait guère enchanté par la proposition du député jonquiérois.

«Il ne peut pas travailler de même!»,a lancé le magistrat d'emblée.

«Il y a des étapes à respecter dans des discussions comme ça. Demain midi(aujourd'hui), je rencontre Richard Garneau pour connaître ses intentions. Ensuite, je rencontrerai la table des préfets. (...) Tout mon programme est déjà fait», assure M. Tremblay qui estime que chaque intervenant doit être rencontré d'abord, avant d'entreprendre des discussions plus poussées.

«Tout le monde à une même table, voyons donc, ce n'est pas comme ça que ça marche, poursuit-il. Tout le monde va partir fâché de son bord. Richard Garneau, ce n'est pas un enfant. Penses-tu qu'il va vouloir se faire dire quoi faire par Greenpeace ou par quelqu'un d'autre? C'est une drôle de façon de travailler! Il faut y aller par étapes. Ça peut bloquer à la première ou à la deuxième.»

Jean Tremblay craint aussi que l'exercice se retourne en «guerre partisane».

«J'ai toujours peur quand on implique les députés - et ça, un parti ou l'autre, c'est la même chose - qu'on en vienne à blâmer le gouvernement. Je ne veux pas jouer le jeu de blâmer les partis. Dire que le gouvernement est pourri, que ce soit vrai ou pas, ça n'a jamais aidé un seul travailleur. Ce n'est pas pour se faire de la publicité ou faire mal paraître le gouvernement, l'enjeu, ce sont les ouvriers», de conclure Jean Tremblay.

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