Rapport sur les comptes de dépenses des cadres de l'UQAC

Les enquêteurs ont constaté l'utilisation de prête-noms

Des cas de prête-noms, de double facturation et... ((Archives Le Quotidien))

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Des cas de prête-noms, de double facturation et de failles dans le système de vérification de comptes de dépenses de cadres supérieurs à l'Université du Québec à Chicoutimi se retrouvent au coeur du rapport de la firme PricewaterhouseCoopers (PWC) qui a été déposé au conseil d'administration de l'institution mardi après-midi.

(Archives Le Quotidien)

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Des cas de prête-noms, de double facturation et de failles dans le système de vérification de comptes de dépenses de cadres supérieurs à l'Université du Québec à Chicoutimi se retrouvent au coeur du rapport de la firme PricewaterhouseCoopers (PWC) qui a été déposé au conseil d'administration de l'institution mardi après-midi.

Le rapport a été commandé par la direction de l'institution l'automne dernier après que Le Quotidien eut révélé des irrégularités dans les comptes de dépenses de cadres supérieurs. L'enquête du journal avait mené au départ de Damien Ferland, alors directeur du Centre du savoir sur mesure (CESAM) de l'UQAC.

Le Quotidien a obtenu une copie du rapport « confidentiel » de 22 pages présenté à huis clos au conseil d'administration. Informée, hier, que les grandes lignes des constats et observations du rapport « juricomptable » allait être publiées aujourd'hui, la direction de l'UQAC s'est abstenue de tout commentaire.

Au chapitre de la double facturation, les spécialistes de PWC sont arrivés à des conclusions semblables aux nôtres, révélées dans l'édition de mardi. « Nous avons observé la réclamation d'une indemnité journalière par un premier intervenant visé alors que la facture du repas était réclamée par un second intervenant visé et qu'elle indiquait la présence du premier intervenant visé à ce même repas », écrivent les enquêteurs.Ils ont de plus observé la réclamation d'une portion de la même facture par l'un des cadres en plus de la réclamation en double de la même facture par la même personne.

Les personnes dont les réclamations contenaient ces réclamations en double ont attribué ces problèmes à des erreurs de date, des erreurs ayant entraîné des réclamations en double et « pour certaines observations, aucune explication n'a été fournie », spécifie le rapport, dans la colonne des explications de la démarche des enquêteurs:---- Les vérifications ont démontré que les personnes visées par le rapport ont participé à des repas communs, mais n'ont pas indiqué sur les comptes de dépense le nom des mêmes personnes. Lors des entrevues, les cadres en question ont fourni des informations divergentes pour expliquer ces différences.---- La vérification des comptes de dépenses obtenus par Le Quotidien avait de plus permis de constater que les cadres de l'UQAC tenaient régulièrement des rencontres dans des restaurants de Chicoutimi. La constante de ces rencontres était la consommation d'alcool et des repas dépassant les barèmes. Les spécialistes de PWA ont fait un constat similaire qu'ils expriment ainsi: «Nous avons constaté une certaine récurrence à l'appui des frais de repas réclamés pour des repas entre collègues. La ''Procédure Représentation'' indique qu'un repas entre collègues peut avoir lieu occasionnellement. Le terme "occasionnellement'' n'est pas précisé, ce qui limite notre capacité d'analyser la récurrence que nous avons identifiée sur ce plan», précisent les enquêteurs.

Sur la page frontispice du rapport, les enquêteurs indiquent qu'il s'agit d'un ouvrage «sommaire des constatations» et de «recommandations préliminaires», comme s'il pouvait y avoir une suite.

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