Interventions de Greenpeace

Unifor presse Couillard de réagir rapidement

Daniel Leblond, Pascal Cloutier et le syndicat Unifor... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

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Daniel Leblond, Pascal Cloutier et le syndicat Unifor Québec réclament une intervention d'urgence du gouvernement pour empêcher Greenpeace de ternir l'image de la forêt québécoise.

(Photo Le Quotidien Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

Craingnant pour le futur de la papetière de Dolbeau-Mistassini, les membres du syndicat Unifor lancent un ultimatum au gouvernement libéral pour qu'il empêche Greenpeace de continuer à faire pression sur les clients de Produits forestiers Résolu.

« Le premier ministre a dit et répété qu'il ne se perdrait pas une job, ben là il y a 85 à Alma. Pis s'il n'y a rien qui est fait, ça va être d'autres emplois et peut-être même une fermeture à Dolbeau », affirme, découragé, le président du syndicat Unifor de la scierie de Mistassini, Daniel Leblond.

En compagnie de Pascal Cloutier, président de la papetière de Dolbeau, ils ont réussi à convaincre Unifor Québec de faire une sortie médiatique pour presser le gouvernement d'agir et de faire taire Greenpeace.

« On ne veut pas alarmer le monde, mais est-ce qu'on va vivre ce que nous avons déjà vécu et subir une autre fermeture à Dolbeau? » laisse tomber Pascal Cloutier, complètement atterré par la fermeture de la machine à papier numéro 9 d'Alma. Il ne veut surtout pas revivre ce cauchemar.

C'est pour cette raison que Renaud Gagné, directeur adjoint d'Unifor Québec, durcit le ton. « Nous sommes vraiment inquiets pour l'avenir de l'usine de Dolbeau et des emplois en général dans le secteur, car on entend des rumeurs que d'autres clients de Résolu sont sollicités par Greenpece. Après Best Buy et 3M, où est-ce que ça va arrêter? On déplore la manière de faire de Greenpeace qui profite d'une situation extrêmement complexe pour emmêler l'opinion publique. Elle mène une campagne qui, pour le moment, n'a qu'un seul résultat concret : la perte d'emplois dans la région », a-t-il déclaré dans un communiqué de presse. C'est pour ces raisons qu'il presse le gouvernement d'agir. Le grand syndicat québécois craint que Greenpeace fasse pression maintenant sur Canadian Tire.

Bande de délinquants

Daniel Leblond et Pascal Cloutier sont découragés du manque de mobilisation régionale. Le temps des discussions est terminé, selon eux. « Le maire Jean Trembaly s'est enfin réveillé, ça fait un an et demi qu'on en parle pis là on finit par réagir, il va falloir que la pression soit vraiment forte parce qu'il va être trop tard », souligne Leblond.

« Ils sont allés trop loin! Je ne veux même plus leur parler. Il n'y a plus rien à faire avec cette gang de délinquants qui ont des exigences trop élevées. Ils n'assument aucune responsabilité de leur mensonge et de leurs actes. Mais aujourd'hui, c'est concret, il y a des travailleurs qui n'ont plus de job à cause de leurs menteries, y a toujours bien un "boutte". Ce n'est pas compliqué, ils veulent la protection totale de la forêt boréale, c'est aussi simple que ça », lance Cloutier.

« On a juste à les crisser dehors, renchérit le bouillant Leblond. Ils n'ont plus d'affaires au Québec, ils sont en train de tuer la région! On ne se laissera pas faire. » Les présidents indiquent que la situation est explosive dans les usines. « On essaie de contrôler nos gars, mais s'il n'y a rien qui se passe on va perdre le contrôle », avertit Pascal Cloutier.

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