Le maire Tremblay en rajoute

Greenpeace, des «indésirables», soutient Jean Tremblay

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, ne compte... (PHOTO MICHEL TREMBLAY, archives Le QUOTIDIEN)

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Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, ne compte pas revenir sur ses propos.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, ne compte pas revenir sur ses propos. En plus d'en rajouter, il qualifie maintenant les membres de Greenpeace d'indésirables et les invite «à prendre un billet aller simple et à retourner chez eux».

Ses allusions aux «intellectuels de ce monde» ont également fait jaser, au cours de la journée d'hier. Questionné à savoir qui correspondait à ses critères d'intellectuels, Jean Tremblay a affirmé qu'il visait spécifiquement les membres de Greenpeace. «Je parlais d'eux en disant ça. Ils se pensent de grands intellectuels, avec leurs diplômes», a lancé le maire de Saguenay.

Dialogue

Alors que le porte-parole de Greenpeace, Nicolas Mainville, invite Jean Tremblay au dialogue, le maire de Saguenay refuse catégoriquement de discuter avec qui que ce soit de Greenpeace.

«Je ne veux pas dialoguer, je veux qu'ils repartent chez eux et qu'ils nous laissent tranquilles. Qu'ils ne viennent pas essayer de dialoguer, ils vont trouver ça court comme dialogue», s'est enflammé le maire de Saguenay.

Selon Jean Tremblay, Greenpeace fait actuellement du terrorisme économique. «Ce sont des indésirables. Il y a des pays bien pires que nous. On aime la nature, mais on aime plus nos travailleurs», a-t-il ajouté.

Le maire s'attendait à ce que sa vidéo fasse le tour du Québec en peu de temps. «Je m'y attendais et c'est ce que je souhaitais. Et je ne reviendrai pas sur mes propos, au contraire, je vais continuer. Actuellement, la situation est invivable, c'est comme si nous avions deux gouvernements; le ministère de l'Environnement et Greenpeace. Et on ne leur doit rien à Greenpeace», a affirmé le maire.

Opinions des citoyens

Par ailleurs, Le Quotidien aurait bien voulu connaître l'opinion des citoyens sur les dernières déclarations du maire, hier après-midi. Toutefois, après une tournée au centre commercial et à l'Université du Québec à Chicoutimi, la journaliste a constaté que très peu de personnes étaient au courant des propos de Jean Tremblay.

Sur une vingtaine de personnes, seulement deux d'entre elles avaient quelque chose à dire.

À l'UQAC, Marc-Antoine Mailloux, un étudiant en littérature, a affirmé qu'il était possible de faire du développement économique tout en respectant l'environnement. Il s'est d'ailleurs dit en parfait désaccord avec les propos de Jean Tremblay.

De son côté, David Bergeron-Gauthier a affirmé être d'accord, en partie, avec les déclarations du maire sur Greenpeace. «Le fondement de Greenpeace n'est pas mauvais, mais je ne suis pas pour le fait de freiner le développement économique et Greenpeace ne fait pas de compromis. Le sort des travailleurs est plus important, à mon avis», a dit l'étudiant en administration.

Plusieurs personnes rencontrées ont refusé de donner leur opinion, tout en ajoutant que le maire disait souvent des «niaiseries».

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