Représentations sur sentence de Jean-Louis Savard

Les proches se sentent victimes

Même si Jean-Louis Savard a été reconnu coupable... ((Archives Le Quotidien))

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Même si Jean-Louis Savard a été reconnu coupable de gestes sexuels pervers envers ses neveux et nièces, les membres de sa famille montrent peu d'empathie envers eux et se considèrent davantage victimes de toutes les conséquences dans cette affaire.

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Même si Jean-Louis Savard a été reconnu coupable de gestes sexuels pervers envers ses neveux et nièces, les membres de sa famille montrent peu d'empathie envers eux et se considèrent davantage victimes de toutes les conséquences dans cette affaire.

Hier, le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a entendu les avocats au dossier dans le cadre des représentations sur sentence.

Savard, âgé aujourd'hui de 68 ans, a reçu un verdict de culpabilité après un procès de 13 jours en 2014 pour des événements survenus entre 1965 et 1971 à la maison familiale de Saint-David de Falardeau.

L'homme, qui était âgé de 19 ans au moment des actes, a agressé sexuellement quatre de ses neveux et une de ses nièces. Les actes reprochés varient de la masturbation à la fellation, en passant par la tentative de sodomie, à l'introduction de crayon, de tournevis et de brindilles dans le pénis des garçons.

Les victimes ont attendu le décès de leur mère avant de porter plainte en septembre 2009.

Me Christian Maltais, en défense, a fait entendre la conjointe de Savard, Marcelle Imbeau, et leur fille, Christine.

Les deux femmes ont laissé voir que ces événements avaient été très difficiles à vivre pour la famille et que leur vie avait été bouleversée.

Sa conjointe a qualifié l'accusé d'homme généreux, bon, sans malice et sans violence. Elle croit toujours son mari innocent.

« Nous avons vécu des semaines et des mois de noirceur. Nous nous sommes sentis trahis, car les enfants Desbiens (victimes) venaient nous visiter régulièrement. Je ne peux exprimer toute la douleur et l'incompréhension que nous avons vécues », raconte-t-elle.

« Lorsque le jugement est tombé, ce fut l'effondrement. Je ne voyais plus d'espoir. J'ai vécu une injustice, une période de révolte. Tout le monde était au courant de l'affaire lorsque son nom a été dévoilé. Ce fut ravageur », a indiqué Mme Imbeau.

Celle-ci a avoué à Me Mélanie Paré, de la Couronne, que cette histoire a ravagé sa famille, mais elle ne considère pas son mari comme le responsable.

Quant au témoignage de Christine, il est allé dans le même sens. Son père lui a donné ce qu'il n'avait pas eu, soit de l'affection et de l'éducation.

« Lorsque j'ai appris la nature des accusations, j'ai confronté mon père. J'ai posé des questions. J'ai été dure avec lui. J'ai même abordé subtilement la question avec mes enfants, afin de m'assurer qu'il n'y avait rien eu. Je me suis excusée ensuite de l'avoir engueulé et d'avoir douté », a mentionné Christine.

Après toutes les révélations, elle ne reconnaît plus son père. Il n'est que l'ombre du bon vivant qu'il a déjà été. « Ce que je ne comprends pas, c'est que mes cousins et cousines venaient régulièrement chez nous à Raguenau après les événements. Moi, j'ai été agressée à l'université et si j'avais ensuite rencontré mon agresseur, j'aurais changé de trottoir. Eux venaient chez nous. Oui, je sais qu'il y a eu des victimes, mais au bout du compte, ma mère et mon père sont aussi des victimes », a conclu la fille de Jean-Louis Savard.

Les plaidoyers reprennent cet après-midi. Me Maltais conclura son argumentaire et Me Mélanie Paré poursuivra avec sa suggestion de sentence.

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