Réclamation de factures de restaurant

Des cadres de l'UQAC auraient utilisé des prête-noms

La vérification de certaines allocations de dépenses du... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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La vérification de certaines allocations de dépenses du directeur du bureau des Affaires publiques de l'UQAC, Jean Wauthier, a démontré l'utilisation de prête-noms dans au moins deux cas qui lui ont permis d'obtenir des frais de représentation supérieurs à ce que la politique de l'institution prévoyait.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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La vérification de certaines allocations de dépenses du directeur du bureau des Affaires publiques de l'UQAC, Jean Wauthier, a démontré l'utilisation de prête-noms dans au moins deux cas qui lui ont permis d'obtenir des frais de représentation supérieurs à ce que la politique de l'institution prévoyait.

Le premier cas a été retracé avec des copies de réclamation obtenues d'une nouvelle source du Quotidien. Il s'agit d'une réclamation de 33$ pour un événement qui avait lieu pendant une fin de semaine en 2012.

Le Quotidien a contacté la personne dont le nom figurait sur la justification de la réclamation. La réponse a été claire: «Je n'ai rien à mon agenda et c'est un samedi. Si j'avais eu ce genre d'activité, elle serait inscrite à mon agenda, surtout que c'est la fin de semaine», a réitéré à quelques reprises cette personne, étonnée que son nom ait été mentionné dans une réclamation de cette nature.

Le deuxième événement s'est produit dans Charlevoix en 2013 alors que Jean Wauhtier s'est rendu au bureau de la première ministre Pauline Marois pour une série de rencontres en compagnie de son ex-collègue et directeur du Centre de Formation sur mesure, Damien Ferland. Dans son rapport de dépenses pour un souper d'un peu plus de 100$ pour une seule personne, Damien Ferland écrit le nom d'un cadre supérieur du CSSS de Charlevoix.

Pour le même soir, Jean Wauthier confirme avoir partagé un souper en compagnie de Damien Ferland pour lequel il réclame un montant d'un peu plus d'une centaine de dollars et inscrit «représentation» sur le formulaire, sans autre détail.

Le Quotidien a vérifié auprès du cadre supérieur dont le nom apparaît sur la réclamation de Damien Ferland. Ce dernier a assuré Le Quotidien ne jamais avoir mangé avec les représentants de l'UQAC à la date inscrite sur la réclamation. Il a de plus fait parvenir un courriel au Quotidien dans lequel il répète ne pas avoir participé à ce repas.

«Je connais M. Ferland et je n'ai pas soupé avec lui ou un autre représentant de l'UQAC à cette date», a-t-il déclaré au téléphone.

bouteille de vin

En analysant de près la facture du restaurant, il est possible de déceler que M. Ferland a partagé 50% du coût d'une bouteille de vin de 80$ avec son invité. De plus, les montants des factures des deux cadres sont sensiblement les mêmes. Il n'y a pas d'indication sur la facture qu'une troisième personne participait au repas.

Le Quotidien n'a pas été en mesure de vérifier auprès de qui Jean Wauhtier faisait de la représentation pendant ce repas en compagnie de Damien Ferland puisque le gestionnaire de la loi d'accès pour l'établissement, le vice-recteur Martin Côté, a jugé opportun de ne pas fournir les pièces (justifications et factures détaillées des restaurants) malgré la demande officielle logée par Le Quotidien.

Interrogé à ce sujet, Jean Wauthier a suggéré au Quotidien de se référer aux informations transmises en vertu d'une demande d'accès aux documents des organismes publics.

Dans au moins deux autres cas, les personnes interrogées n'ont pas inscrit à leur agenda les repas dont fait état M. Wauthier dans ses réclamations. Elles ne se souviennent pas d'y avoir participé ou non. Dans un moins un cas, l'une d'elles a déclaré au Quotidien que cette façon de faire n'était pas dans ses habitudes.

«Quand je mange en compagnie des gens de l'université, j'ai l'habitude de payer mes repas», a-t-elle conclu.

Il faut rappeler que dans le cadre de la première phase de l'enquête sur les allocations de dépenses de certains cadres supérieurs de l'UQAC à l'automne 2014, Le Quotidien avait établi que M. Damien Ferland avait eu recours à l'utilisation de prête-noms pour justifier des frais de représentation auxquels il n'aurait normalement pas eu droit en vertu de la politique en vigueur. L'université avait alors mis en congé maladie le directeur du Centre de formation sur mesure avant qu'il ne quitte au terme d'une entente avec la direction de l'établissement quelques heures avant la publication de l'affaire.

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