À l'extérieur d'un entrepôt à jonquière

Des centaines de pilules à la poubelle

Une centaine de boîtes de sept comprimés d'Abilify... ((Courtoisie))

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Une centaine de boîtes de sept comprimés d'Abilify chacune ont été trouvées dans un conteneur à déchets à Jonquière la semaine dernière.

(Courtoisie)

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Des centaines de pilules ont été trouvées dans un conteneur à déchets de Jonquière. Des comprimés d'Abilify, un antipsychotique prescrit aux personnes souffrant de schizophrénie, de bipolarité et de dépression ont été jetés sans égard à ce qui aurait pu en être fait. Un geste de négligence qui aurait pu avoir de graves conséquences et qui pourrait valoir une amende de 25 000$.

Une centaine de petites boîtes renfermant sept comprimés chacune, soit l'équivalent d'une semaine de traitement, ont été découvertes dans une poubelle la fin de semaine dernière. Ces échantillons sont habituellement offerts par les professionnels de la santé lors de l'essai d'un nouveau traitement.

Le conteneur à déchets est situé à l'extérieur des entrepôts de Sécur Nolicam à Jonquière. Les entrepôts sont loués par des particuliers, des commerces et des industries qui y entreposent différents objets et produits. Un des bâtiments est adapté pour la conservation de médicaments et est utilisé notamment par des représentants pharmaceutiques.

Plusieurs personnes ont accès au conteneur à déchets. Les médicaments périmés depuis quelques semaines ou quelques mois avaient été jetés sans précaution, bien à la vue de tous ceux qui ont utilisé la poubelle.

Les échantillons proviennent de Bristol-Myers Squibb Canada, une entreprise de recherche et développement de traitements pharmaceutiques implantée au pays depuis plus de 80 ans.

L'entreprise est membre de l'association Les compagnies de recherche pharmaceutiques du Canada, appelée Rx&D. L'association dispose d'un code d'éthique pour l'ensemble de ses membres.

Frédéric Alberro, responsable des communications de Rx&D, refuse de commenter ce cas en particulier. «Il existe une multitude d'intervenants dans la chaîne de distribution et de ventes de médicaments et de leurs échantillons. Il faut donc faire très attention avant de tirer une conclusion. Actuellement, il est difficile de déterminer par qui la faute a été commise», affirme-t-il. «Si une plainte est déposée, une enquête sera ouverte», assure-t-il.

Le porte-parole de Rx&D convient toutefois que s'il s'agit bel et bien du geste d'un membre de l'association, ce serait une première.

«Que des particuliers jettent des médicaments à la poubelle, ça arrive, mais c'est la première fois que j'entends parler qu'un de nos membres pourrait avoir disposé de médicaments de façon inappropriée, s'il s'agit bien d'un de nos membres évidemment.»

M. Alberro confirme qu'un membre qui pose un tel geste s'expose à de graves conséquences.

«De toute façon, ça va au-delà du code d'éthique. On ne peut pas jeter des médicaments là où on veut. Il y a des procédures, un protocole à suivre.»

La responsable des communications de Bristol-Myers Squibb Canada n'a pas retourné les appels du Progrès-Dimanche.

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