Comment sauver l'industrie forestière

Les décideurs à court d'idées

Les entrepreneurs et les élus du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne... ((Photo Le Quotidien, Patricia Rainville))

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Les entrepreneurs et les élus du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne savent plus quoi faire pour défendre l'industrie forestière. La campagne de dénigrement de Greenpeace inquiète de plus en plus. Et aucune solution n'est envisagée.

(Photo Le Quotidien, Patricia Rainville)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Les entrepreneurs et les élus du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne savent plus quoi faire pour défendre l'industrie forestière. La campagne de dénigrement de Greenpeace inquiète de plus en plus. Et aucune solution n'est envisagée.

L'avenir de l'industrie forestière (CIF), la campagne de Greenpeace et la fermeture annoncée de la machine numéro 9 de l'usine de Produits forestiers Résolu, à Alma, étaient au coeur des discussions, hier soir, lors d'une rencontre animée par le Conseil de l'industrie forestière du Québec. Elle a réuni des entrepreneurs forestier et pas moins de 40 élus des quatre coins de la région, sauf de la ville de Saguenay. Le but était d'échanger sur des pistes de solutions quant à l'avenir de l'industrie, en vue du Sommet économique régional qui se tiendra le 18 juin. Mais ce sont plutôt des inquiétudes dont il a été question.

« Ça fait dix ans qu'on tente de trouver des solutions et que ça n'avance pas. On tourne en rond. C'est bien simple, l'industrie forestière n'est plus à la mode. La mode est à l'environnement. On essaye de se défendre, mais on n'y arrive pas. On n'est pas capable de se vendre sur la scène mondiale. On piétine pendant que nos entrepreneurs crèvent comme des rats », a indiqué le maire de Saint-Ludger-de-Milot et entrepreneur forestier, Marc Laliberté.

Même son de cloche pour le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin, qui a imploré le CIF et le gouvernement de trouver des solutions pour rassurer l'opinion publique sur les pratiques forestières.

La situation du caribou forestier et la campagne de dénigrement de Greenpeace sont d'ailleurs revenues sur le sujet à de nombreuses reprises. Encore là, les différents intervenants n'ont pas pu trouver de solution magique.

« J'ai l'impression qu'on ne met pas en valeur notre industrie et qu'on se laisse faire par Greenpeace. Qu'est-ce qu'on peut faire pour remédier à ça? », s'est questionné le maire de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, Lawrence Potvin.

De son côté le président et directeur général du Conseil de l'industrie forestière, André Tremblay, s'est dit satisfait de cette rencontre et de la réponse des gens. « Il y a eu une grande réceptivité des gens, qui ont visiblement besoin de s'exprimer. La rencontre avait comme objectif de susciter une réflexion et je crois que c'est ce qui s'est passé », a affirmé M. Tremblay.

De son côté, le préfet de la MRC Lac-Saint-Jean Est, André Paradis, ne s'attendait pas à ce qu'il y ait de solution miracle d'avancée en une soirée, mais il était heureux de pouvoir faire le point sur la situation de l'industrie. « Une prise de conscience est nécessaire. Et ce genre de rencontre est nettement positive », a-t-il affirmé.

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