Boycott des concessionnaires automobiles de la région

Des appuis de tout le Québec

Rassemblement historique, hier à Jonquière, alors que les... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Rassemblement historique, hier à Jonquière, alors que les dirigeants de toutes les centrales syndicales du Québec sont venus appuyer les 400 lockoutés de garages affiliés à la CSD, et lancer un nouvel appel au boycott.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean a réussi une première historique en réunissant sur la même tribune les présidents et présidentes de toutes les centrales du Québec pour lancer officiellement la deuxième vague du boycott des 26 concessionnaires d'automobiles de la région qui ont mis leurs 450 employés en lockout il y a exactement deux ans.

Les employés de garage ont convergé vers le Centre des congrès de l'hôtel Delta, hier matin, pour assister aux discours de chacun des dirigeants syndicaux qui n'ont pas ménagé les qualificatifs pour soutenir le courage de ceux et celles qui, chaque matin, beau temps mauvais temps, montent les lignes de piquetage tout en refusant de se faire imposer des conditions de travail. Le président de la CSD, François Vaudreuil, a salué cette solidarité historique où toutes les organisations syndicales mènent le même combat qui est celui du droit à travailler et à négocier dans la dignité.

«La présence ici aujourd'hui des représentants et dirigeants des grandes centrales et autres organisations syndicales va faire en sorte que le mouvement de boycott des concessionnaires d'automobiles en lockout va prendre une tout autre dimension», a lancé le président Vaudreuil. La centrale syndicale est convaincue que plusieurs personnes ont déjà répondu à l'appel en retardant l'achat d'une voiture et espère que cette nouvelle campagne permettra de faire mal économiquement aux entreprises qui s'entêtent à refuser la négociation.

Le président de la CSD compte sur les activités que les différentes centrales organiseront dans la région au cours des prochaines semaines avec le Syndicat démocratique des employés de garage. L'idée étant de faire descendre dans tous les syndicats le matériel promotionnel et l'information pour convaincre les travailleurs syndiqués que le sort des employés de garage pourrait être celui d'un parent, d'un ami ou même de chaque syndiqué. Le tout repose sur une vaste chaîne de transmission de l'information dans les organisations syndicales.

Courage et détermination

Tour à tour, les présidents et présidentes ont souligné le courage et la détermination des travailleurs en lockout. Il est maintenant connu dans le monde syndical que ce conflit historique déchire les communautés et même des familles.

Le président de la FTQ, Daniel Boyer, n'a pas ménagé les mots pour s'adresser aux concessionnaires qui refusent de négocier. «On voit ce qu'ils sont capables de faire à leurs propres employés. Il faut se demander ce qu'ils peuvent faire aux clients qui achètent des voitures dans leur commerce», a lancé le leader syndical dont plusieurs syndicats affiliés, principalement dans le secteur de l'aluminium, soutiennent en permanence le syndicat des employés de garage.

Le conflit a également dépassé les frontières du Québec. Le Syndicat français des travailleurs chrétiens, qui fut l'un des premiers à venir en aide clandestinement au mouvement ouvrier Solidarité en Pologne, a dépêché effectivement un représentant à Saguenay. Joseph Thonevel a rappelé des réflexions du général de Gaulle sur le sens de la résistance et le sentiment de liberté qui surviendra un jour lorsque ceux qui se tiennent debout obtiennent justice.

La CSN, la CSQ et les syndicats régionaux ont aussi dépêché des délégués pour soutenir les travailleurs en lock-out.

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