Conflit dans le monde de l'automobile

La CSD lance un nouvel appel à la discussion

Le président de la CSD, François Vaudreuil, et... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Le président de la CSD, François Vaudreuil, et le président du Syndicat démocratique des employés de garage du SLSJ, Georges Bouchard, ont de nouveau réitéré la volonté du syndicat d'entreprendre une négociation constructive en présence du conciliateur Normand Gauthier

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), François Vaudreuil, a profité de la tribune du Cercle de presse du Saguenay pour inviter la Corporation des concessionnaires d'automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean à accorder le mandat à leur représentant de reprendre le processus de discussion devant le médiateur spécial du ministère du Travail du Québec, Normand Gauthier.

C'est la seconde fois en moins de deux mois que le président de la centrale syndicale intervient publiquement pour donner une chance au processus de médiation qui s'est soldé par un échec après neuf jours de discussion. « Le médiateur Normand Gauthier n'a toujours pas fermé le dossier et il a encore le mandat que lui a confié le ministre », a répété à quelques reprises le syndicaliste.

Le Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean a bien reçu mardi après-midi par huissier un projet de convention collective du procureur de Saint-Félicien Toyota, Mario Parent. Ce dernier exigeait une réponse dans 48 heures sans aucune possibilité de négocier.

« Il n'est pas question de répondre à cet ultimatum. Il y a un médiateur dans le dossier de Saint-Félicien Toyota, dont le porte-parole de la corporation, Gino Fortin, est actionnaire. Ils n'ont qu'à transmettre leur proposition au conciliateur », estime le président Georges Bouchard.

Après les accusations formulées par la porte-parole de la corporation Annie Coulombe contre les représentants syndicaux pendant la médiation, il n'est pas question que ces derniers se présentent à une rencontre sans au moins une personne neutre qui soit en mesure d'apprécier ce qui se passe.

Un processus à respecter

Georges Bouchard considère que par respect pour les 400 membres du syndicat en lock-out depuis deux ans aujourd'hui, il est justifié de respecter le processus de médiation du gouvernement qui a été mis en place spécifiquement pour permettre des négociations sereines qui feront avancer les choses.

« Dans la région de Québec, il a fallu seulement quatre jours pour que les parties en arrivent à une entente pour une convention collective qui est à 90 % semblable à la nôtre », a indiqué le président de la CSD. Des ententes ont également été conclues dans d'autres régions du Québec. Selon François Vaudreuil, il faut se demander si ce blocage n'est pas purement idéologique puisque dans d'autres régions du Québec, les concessionnaires sont en mesure de faire des profits avec la même convention collective.

« Les concessionnaires doivent comprendre qu'une entreprise ne peut pas exister seule sur son île. Nous demandons toujours à la population de déplacer l'achat d'une voiture quand il est possible de le faire ou de faire un achat ailleurs. Une entreprise vit dans son milieu et c'est inhumain de refuser le droit à 400 familles de vivre dans la dignité », a repris le président Vaudreuil, qui n'a jamais vu un conflit de cette nature en 40 ans de militantisme syndical.

Le temps fera son oeuvre

La CSD est convaincue que le temps fera son oeuvre. Les concessionnaires ne seront pas à l'abri d'une certaine critique sociale en raison de leur comportement et de cette volonté affichée à la table de négociation de tout enlever aux travailleurs. Les membres du syndicat ont jusqu'à maintenant fait face à 170 citations à comparaître, reçu 70 mesures disciplinaires et essuyé cinq congédiements. Cette logique ne tient plus la route selon la CSD.

Aujourd'hui, la CSD souligne les deux ans du lock-out. Elle sera appuyée de toutes les centrales syndicales du Québec pour démontrer aux concessionnaires que le monde syndical est toujours solidaire des employés sur le trottoir.

Il est important de souligner que le Cercle de presse du Saguenay avait aussi invité la Corporation des concessionnaires.

Les dirigeants ont toutefois refusé l'invitation.

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