Projet de sommet économique

Bédard émet de sérieux doutes

Le député de Chicoutimi à l'Assemblée nationale, Stéphane... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Le député de Chicoutimi à l'Assemblée nationale, Stéphane Bédard.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le chef par intérim de l'opposition officielle du Québec et député de Chicoutimi, Stéphane Bédard, émet de sérieuses réserves sur le projet de sommet économique que le gouvernement tiendra dans la région à la mi-juin alors qu'aucun exercice de réflexion sur l'avenir économique de la région ne précède l'événement.

« Un sommet économique, c'est important dans l'histoire d'une région. C'est un moment d'arrêt où l'on se questionne sur ce qu'on veut faire à l'avenir et pas seulement en matière de développement économique. Les intervenants des secteurs de la santé, de la culture et des autres créneaux de développement doivent avoir droit au chapitre », insiste le député de Chicoutimi.

L'idée de tenir un sommet sur l'avenir du développement de la région a germé dans la foulée des événements du pont Dubuc, alors que les trois ministres péquistes ont demandé à la Conférence administrative régionale formée des directeurs de chaque ministère de se pencher sur les façons de mener à terme ce projet. Il était clair dans l'esprit des élus péquistes que tout le volet réflexion devait être effectué par des organismes du milieu de façon à dégager une vision d'avenir.

« On ne peut plus demander aux organismes du milieu de le faire, le gouvernement a décidé de les abolir. Il n'y a plus de CRÉ ni de CLD. Le document présenté par le gouvernement pour consulter les groupes a de toute évidence été rédigé par des fonctionnaires de Québec », reprend Stéphane Bédard.

Le député de Chicoutimi ne voit pas comment les différents intervenants régionaux vont pouvoir faire des choix éclairés ou même discuter de l'opportunité de certaines orientations par rapport à d'autres, puisque le document gouvernemental constitue l'outil de base et qu'il sera difficile de le modifier. La crainte de l'opposition est que les gens de la région soient placés devant le fait accompli sans pouvoir influencer l'orientation des solutions à mettre en place pour relancer le développement.

Lors des deux derniers grands sommets, les travaux préparatoires avaient duré plusieurs mois. L'UQAC et les collèges avaient accompagné les différents groupes de réflexion pour donner naissance à de nouveaux créneaux, incluant des personnes ressources. Pendant ces grands sommets, la région a fait des choix comme le développement de l'axe touristique avec le Fjord ainsi que l'importance de la persévérance scolaire qui a créé un tout nouveau champ de compétence dans le monde de l'éducation.

Selon le chef péquiste, le gouvernement devait, dans un premier temps, identifier des projets d'infrastructures publiques prêts à réaliser comme des réfections d'écoles et des routes, de façon à supporter l'économie. En second lieu, l'État a l'obligation de négocier avec la multinationale Rio Tinto Alcan pour le démarrage des deux autres phases AP60 ainsi qu'Alma II. Ce sont des projets majeurs qui doivent être traités de façon indépendante du sommet économique.

« Nous avions ciblé des projets dans des régions dont l'économie était plus affectée par le ralentissement. On voyait les choses en deux volets avec des interventions ponctuelles du gouvernement et à plus long terme, mais il semble que ce n'est pas ce que le gouvernement a choisi de faire. »

Pour le moment, le gouvernement n'a toujours pas invité les députés de l'opposition à se joindre à cet exercice. Les députés de la région de leur côté n'ont pas encore décidé de leur participation ou non au sommet.

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