Machine #9 à Alma

Nicolas Mainville en rajoute

Le porte-parole de Greenpeace, Nicolas Mainville, estime que... ((Courtoisie))

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Le porte-parole de Greenpeace, Nicolas Mainville, estime que c'est la perte des normes FSC qui est responsable de la situation à l'usine d'Alma de Produits forestiers Résolu.

(Courtoisie)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

«Richard Garneau devrait arrêter de pointer du doigt tout ce qui bouge et prendre ses responsabilités.» Selon le porte-parole de Greenpeace Québec, Nicolas Mainville, ce n'est pas le groupe environnementaliste qui menace les activités de la machine numéro 9 de l'usine d'Alma de Produits forestiers Résolu (PFR), mais bien la perte des certifications FSC.

On apprenait, dans l'édition du Quotidien d'hier, que la chaîne pharmaceutique CVS refusait maintenant d'associer son nom à des produits de la forêt boréale canadienne lorsque le papier ne porte pas le sceau de la certification Forest Stewardship Council (FSC).

«Greenpeace ne se réjouit pas, mais il n'y a rien de surprenant dans cette nouvelle. CVS exige la norme FSC que Résolu a perdue. Le noeud du problème, c'est ça. Résolu doit travailler à récupérer ces normes, au lieu de mettre la faute sur tout le monde», a affirmé Nicolas Mainville, lors d'un entretien accordé au Progrès-Dimanche.

Sur Twitter

D'ailleurs, le porte-parole de Greenpeace et celui de PFR, Karl Blackburn, ont eu une prise de bec à ce sujet, hier, sur Twitter.

«Les régions du Québec doivent se lever devant le terrorisme économique des activistes», écrivait Karl Blackburn. «Vous voulez dire ''...doivent se lever face à l'inaction de Résolu pour garder ses certificats FSC demandés par les clients''», a renchéri Nicolas Mainville.

Deux enjeux

La perte des certifications FSC repose surtout sur deux enjeux liés à la forêt boréale. Premièrement parce que les Cris ont retiré leur appui à l'entente qui permettait la coupe de bois dans ses territoires et parce que les efforts de protection du caribou, une espèce menacée, ont été jugés insuffisants. Selon Résolu, il s'agit de deux situations qui sont hors de son contrôle.

«Nous sommes conscients que beaucoup d'efforts doivent être faits du côté de Résolu pour retrouver ces normes. Nous avons déjà offert à Richard Garneau de l'aider dans ses démarches, mais on peut dire qu'il est un peu dur de la feuille», a ajouté Nicolas Mainville.

Ce dernier estime que la campagne de Greenpeace auprès des clients de Résolu n'est pas responsable de la menace qui plane sur la machine numéro 9. «Oui, nous donnons de l'information aux clients, mais ce sont les normes FSC qui sont au coeur du problème et Résolu refuse de l'admettre», a répété le porte-parole, qui se désole d'apprendre qu'une soixantaine d'emplois sont en jeu.

«C'est révoltant de voir que la haute direction joue à la roulette russe avec ses travailleurs», a ajouté Nicolas Mainville.

Pas une première

Greenpeace et Résolu n'en sont pas à leur première confrontation. En 2012, Greenpeace avait accusé Résolu d'avoir violé l'entente sur la forêt boréale et entrepris de faire une campagne de boycottage contre l'entreprise. Quelques mois plus tard, Greenpeace avait dû se rétracter et s'excuser auprès de Résolu, en plus de mettre fin à sa campagne de dénigrement. En 2013, PFR a intenté une poursuite de 7 millions$ contre Greenpeace pour avoir répandu de fausses affirmations sur les pratiques de l'entreprise.

«L'intimidation judiciaire est un autre problème que nous devrons régler», a indiqué Nicolas Mainville.

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