Relais au mont Apica

Abraham bloque le projet

Le mont Apica est la porte d'entrée de... ((Photo Le Quotidien, Marc St-Hilaire))

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Le mont Apica est la porte d'entrée de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, via le sentier Trans-Québec 23.

(Photo Le Quotidien, Marc St-Hilaire)

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Une clause d'exclusivité accordée par la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) pourrait compromettre un important projet de mise en valeur du mont Apica, dans la Réserve faunique des Laurentides.

En 2009, alors qu'il était président de l'Association touristique régionale, Robert Bilodeau a lancé l'idée d'ériger un relais de motoneiges le long de la route 169, au pied du second plus haut sommet de la région. Six ans plus tard, son rêve est à portée de main.

Un montage financier de 500 000$ est attaché; les plans et devis sont pratiquement terminés. Il ne reste que l'annonce protocolaire et les travaux peuvent débuter.

Or, bien que la coupe soit si près des lèvres, rien n'est encore joué.

À 60 kilomètres du site, le promoteur saguenéen Jean-François Abraham opère l'ensemble des concessions de L'Étape, soit l'aire de restauration, le dépanneur ainsi que la station d'essence.

D'une durée de 50 ans, son contrat d'exploitation lui garantit l'absence de concurrence à l'intérieur de la Réserve faunique des Laurentides.

Jusqu'ici, deux rencontres ont eu lieu entre les parties. Chaque fois, les clubs de motoneiges et la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, qui pilotent le projet de relais, se sont butés à un refus catégorique.

Pour M. Abraham, il n'est pas question de partager l'exclusivité du territoire même si, jusqu'à l'an dernier, il tolérait l'ancien relais de motoneiges, une roulotte de chantier transformée en modeste cantine. Le bâtiment est aujourd'hui fermé pour cause de désuétude.

Les motoneigistes peuvent se ravitailler en essence et en nourriture au campement du Groupe Forestra. Cette solution est toutefois temporaire.

Restauration et essence

Le projet du mont Apica prévoit la construction d'un imposant chalet de bois rond qui deviendrait, pour les motoneigistes arrivant de Québec, la porte d'entrée de la région.

Réparties sur deux étages, une quarantaine de places assises seraient aménagées pour la restauration. Un service de bar serait également offert.

Le relais, d'une dimension de 40 pieds par 40 pieds, serait ouvert uniquement pendant la saison de motoneige.

À l'extérieur, on pense installer des pompes à essence autonomes.

Un belvédère serait par ailleurs érigé au sommet du mont Apica. Il serait accessible via un nouveau sentier de 4,8 kilomètres.

On espère inaugurer les installations dès l'hiver prochain.

Selon le directeur de Tourisme Alma - Lac-Saint-Jean, Gervais Coulombe, entre 12 000 et 13 000 motoneiges ont emprunté le sentier Trans-Québec 23, entre Hébertville et le mont Apica, en 2013-14.

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