À l'hôpital d'Alma

Éclosion de Clostridium difficile

Karine Gagnon, agente d'information au CSSS de Lac-Saint-Jean-Est... ((Photo le Quotidien, Laura Lévesque))

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Karine Gagnon, agente d'information au CSSS de Lac-Saint-Jean-Est confirme qu'une éclosion de C. Difficile dure depuis le début du mois de janvier.

(Photo le Quotidien, Laura Lévesque)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

L'hôpital d'Alma lutte contre une éclosion de Clostridium difficile (C. difficile) depuis près de deux mois. Une douzaine de patients, répartis dans deux départements différents, ont contracté cette bactérie depuis le début du mois de janvier.

« Les symptômes peuvent apparaître seulement après quatre semaines, c'est pour ça que l'éclosion dure plus longtemps. Et il y a éclosion lorsqu'il y a une augmentation de l'incidence dans les statistiques quotidiennes, c'est-à-dire lorsqu'on remarque un peu plus de cas qu'à l'habitude. Dans ce cas-ci, ce sont les départements de médecine générale et de chirurgie qui sont touchés », confirme Karine Gagnon, agente d'information au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Lac-Saint-Jean-Est.

Les personnes âgées, les gens atteints d'autres maladies et les personnes prenant certains antibiotiques sont le plus à risque de contracter la bactérie. La bactérie C. difficile ne menace généralement pas la santé des personnes en bonne santé, mais peut contribuer au décès d'une personne. D'ailleurs, aucun cas au sein du personnel n'a été répertorié.

« C'est un facteur contributif au décès qui arrive chez les personnes qui ont un état de santé altéré, vulnérable. Mais ce n'est jamais le seul facteur qui contribue à la mort. Il y a des dossiers qui relèvent d'une C difficile dans un décès. Mais les gens ont d'autres choses, par exemple des pneumonies », précise Karine Gagnon.

Pour éviter la propagation de la bactérie, plusieurs mesures ont été prises à l'hôpital d'Alma, dont l'aménagement de lavabo portatif sur les étages touchés.

« Les équipes d'hygiène et salubrité sont ultra sollicitée dans l'établissement pour éviter la propagation. C'est contrôlé, on n'a pas de grosses augmentations, par contre nous sommes toujours en éclosion », mentionne Mme Gagnon, précisant que les patients demeurent isolés dans leur chambre et le personnel utilise des équipements médicaux réservés pour eux.

Et pour prévenir, la transmission, le stérigel est inefficace, tient à rappeler l'agente de communication.

« Étant donné que ça peut se transmettre également d'humain à surface, ce gel ne fonctionne pas, on ne peut pas attaquer les spores chimiquement. C'est la particularité du C. Difficile. Donc il faut se laver les mains de manière mécanique pour enlever les spores », détaille l'agente de communication.

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