25 postes de cadres disparaîtront le 31 mars

Transition difficile

Près de 25 cadres du CSSS Lac-Saint-Jean-Est verront... ((Archives Le Quotidien))

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Près de 25 cadres du CSSS Lac-Saint-Jean-Est verront leur poste aboli le 31 mars prochain. Et tous les secteurs, de l'entretien ménager au service alimentaire en passant par la direction générale, les ressources humaines et les finances, seront touchés.

(Archives Le Quotidien)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Près de 25 cadres du CSSS Lac-Saint-Jean-Est verront leur poste aboli le 31 mars prochain. Et tous les secteurs, de l'entretien ménager au service alimentaire en passant par la direction générale, les ressources humaines et les finances, seront touchés.

Des cadres qui disposent maintenant de moins d'un mois pour décider de leur avenir. Une croisée des chemins difficiles, constate le directeur général du CSSS. Camil Dion, qui a décidé de prendre la voie de la retraite, deux ans plus tôt que prévu.

« On savait que ça allait couper, mais pas à ce point. On avait dit que les cadres intermédiaires ne seraient pas visés, mais lorsque la loi a été adoptée, on l'a vu. Ç'a eu l'effet d'une douche froide dans le milieu. Les gens doivent maintenant décider s'ils prennent leur retraite, l'indemnisation de départ ou s'ils restent pour avoir un autre poste. Une décision qu'ils doivent prendre alors qu'ils ne connaissent par le nouvel organigramme, le PDG, ou même l'endroit où ils iront travailler. C'est une situation assez anxiogène pour plusieurs personnes », constate le directeur général, qui a pris part, hier soir, à la dernière séance du conseil d'administration du CSSS Lac-Saint-Jean-Est.

Ce dernier se montre cependant ouvert à la réforme Barette, caractérisée par la fusion des CSSS et l'Agence de la santé en une seule entité, le CIUSSS.

« Je crois que la finalité de tout ça peut être bonne. Mais c'est la façon d'y arriver que j'aime moins. On est dans l'inconnu, les gens se démotivent. Ils disent qu'il y a une transition après le 31 mars, mais ils ne la dévoilent pas. On commence donc à douter » laisse tomber celui qui dirige le CSSS depuis les quatre dernières années.

Des décisions et des actions rapides devront être prises pour assurer le fonctionnement dans les établissements de santé de la région, croit pour sa part Patrice St-Pierre, président du conseil d'administration.

« Le personnel doit avoir des gens vers qui se tourner, compter sur une direction. Parce qu'on ne sait pas comment ça va se poursuivre après le 31 mars. Ça ne sera pas l'anarchie, mais je ne sais pas ce que ça va être », estime M. St-Pierre, qui a présidé pour une dernière fois, hier soir, le conseil d'administration du CSSS Lac-Saint-Jean-Est. « Je comprends qu'il faut respecter la démocratie. Mais il faut aussi respecter les gens qui travaillent pour ces institutions. Et on ne voit pas ce respect en ce moment », ajoute M. St-Pierre, qui a tenu à remercier publiquement le travail de tout le personnel du CSSS.

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