Démolition de l'église Notre-Dame de Fatima

La décision reviendra aux élus

L'ancien lieu de culte de Notre-Dame de Fatima... ((Archives Le Quotidien))

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L'ancien lieu de culte de Notre-Dame de Fatima pourra tomber sous le pic des démolisseurs.

(Archives Le Quotidien)

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L'ancien lieu de culte de Notre-Dame de Fatima pourra tomber sous le pic des démolisseurs.

À moins d'un revirement de situation, les élus de Saguenay devraient entériner lors de l'assemblée mensuelle du conseil municipal, lundi prochain, la recommandation des membres de la Commision d'aménagement du territoire, génie et urbanisme.

Ceux-ci acquiescent à la demande du promoteur du terrain, Bernard Larouche, de retirer le statut patrimonial à l'enceinte religieuse. Une telle décision lui permettrait de disposer de l'immense bâtiment en forme de tipi à sa guise, soit d'y envoyer les démolisseurs. Il pourra ainsi relancer son projet de construction de condominium sur le vaste terrain jonquiérois.

Selon les informations obtenues, les membres de la commission ont tenu leur réunion mensuelle lundi (hier) afin de statuer sur le dossier de l'église Notre-Dame de Fatima, située au coin des rues Notre-Dame et Montfort, à Jonquière.

Le président de la commission, Marc Pettersen, a refusé de s'avancer sur la décision prise lors de la rencontre.

« Tout ce que je peux dire, c'est que nous allons soumettre une recommandation aux membres du conseil municipal. C'est autour de la table des élus que la décision finale va se prendre. Les conseillers pourront accepter ou refuser notre recommandation », indique M. Pettersen.

Comme aucun projet valable ou solide n'a été soumis aux membres de la commission, ceux-ci ont accepté la demande du promoteur de retirer le volet patrimonial à l'ancien lieu de culte.

À l'abandon

Fermée depuis une dizaine d'années, l'église Notre-Dame de Fatima a été pratiquement laissée à l'abandon. Aucun entretien n'a été fait sur le bâtiment ni sur le terrain. Les portes de l'église sont placardées depuis longtemps.

Le promoteur a fait couper plusieurs arbres matures il y a quelques années.

La démolition sera effective sous peu à moins que le gouvernement du Québec ne décide d'accorder le statut patrimonial au bâtiment.

« Le cri d'alarme a été lancé en 2012. Les gens attendaient un geste du gouvernement péquiste. Même si Sylvain Gaudreault était le deuxième plus important ministre du cabinet Marois, il n'a pas levé le petit doigt pour faire avancer le projet. Il en a parlé, mais n'a pas posé d'action », a conclu Marc Pettersen.

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