Manque de relève aux Activités communautaires B12

L'avenir du bingo menacé

Les activités de bingo cesseront le 31 mai... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Les activités de bingo cesseront le 31 mai à la salle communautaire B12.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Les jours du bingo à Chicoutimi sont comptés. Dès le 31 mai, les Activités communautaires B12 cesseront leurs activités à la salle située sur la rue d'Alma. Il s'agit du seul endroit dans la région à offrir le bingo en réseau de Loto-Québec.

Le président du conseil d'administration des activités B12, Frédérick Plourde, a confirmé la nouvelle au Quotidien. Vieillissement de la clientèle et manque de relève sont principalement pointés du doigt.

« Nous sommes conscients de ce problème, nous le vivons depuis plusieurs années. Il y a un peu de jeunes qui viennent, mais pas assez pour assurer une relève », explique M. Plourde.

Ce dernier précise que la situation vécue à Chicoutimi n'est pas unique au Québec. Selon lui, il y a environ 50 % moins de salles de bingo au Québec qu'il y a une dizaine d'années (voir encadré). À la salle B12, il y a déjà eu entre 400 et 600 personnes par événement. Présentement, il n'y en a que 100 à 125, parfois moins, alors que 150 joueurs sont nécessaires pour assumer tous les coûts. De plus, il y a quelques années, il y avait des événements tous les jours. Présentement, trois soirs (lundi, mercredi et vendredi) et un après-midi (jeudi) sont offerts.

Quatre emplois permanents et une dizaine de temps partiels seront perdus. « C'est triste, parce qu'il y a deux objectifs importants pour les activités B12, soit donner du financement à des organismes et des expériences d'emplois à des étudiants », se désole M. Plourde.

L'autre élément qui a eu des conséquences sur l'achalandage dans les salles de bingo est la loi antitabac. M. Plourde avoue qu'il y avait une importante clientèle de fumeurs dans les bingos. « Certaines personnes ne sont pas revenues. On peut les comprendre », ajoute-t-il.

Loi

Frédérick Plourde ajoute que les changements apportés à la loi sur le bingo en 2008 par la Régie des alcools, des courses et des jeux ont également eu un impact. L'organisme B12 est devenu gestionnaire de salle (avec une licence de gestionnaire) et la table de concertation des organismes, présidée par Laval Dionne, directeur général du Lac Pouce, détient les licences de bingo.

« Auparavant, quand nous organisions un événement de bingo, nous partagions les frais et ce qui restait était redistribué à un certain pourcentage avec la table de concertation des organismes. Avec la nouvelle loi, nous sommes maintenant gestionnaires de salle et avons la responsabilité complète de l'organisation des bingos. Le pourcentage à remettre aux organismes est déjà défini et nous devons assumer les coûts avec ce qu'il reste. C'est difficile à gérer. Beaucoup d'éléments entrent en ligne de compte. Le nombre de clients, la météo qui a une influence sur l'achalandage, etc. C'est le gestionnaire qui prend tous les risques », ajoute M. Plourde.

« Malheureusement, dans les derniers mois et un peu avant, nous avons eu de la difficulté à respecter le principe du partage. Ça coûte plus cher d'organiser des bingos et les profits qui restent sont insuffisants. Nous ne sommes pas capables de remettre les sommes qui, normalement, devraient aller aux organismes. »

L'an passé, les Activités communautaires B12 avaient posé un premier geste en vendant la bâtisse de la rue d'Alma.

« Nous avons un bail et il y a présentement des négociations avec le propriétaire. Nous voulons cesser nos activités en même temps que la fin de notre licence actuelle de gestionnaire, soit le 31 mai », précise M. Plourde.

Ce dernier ajoute en terminant que la fin du bingo signifie également la fin des activités communautaires B12.

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