Bastien et Nicolas tournent un documentaire sur Miro

Un film sur la force de l'amitié

Le petit Miro a pu compter sur l'amour... ((Courtoisie))

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Le petit Miro a pu compter sur l'amour de ses grands amis Bastien et Nicolas et de leur mère Sarah Richer, ici photographiés au quai de Sainte-Rose-du-Nord. Les deux garçons ont commencé à tourner des images un an avant le décès de leur grand copain, qui a succombé à une rare forme de cancer du cerveau

(Courtoisie)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Comment oublier l'histoire de Miro Laurin-Angers, ce petit garçon de Sainte-Rose-du-Nord décédé en 2012 d'un gliome infiltrant du tronc cérébral? Ses yeux magnifiques sont à jamais gravés dans la mémoire de ceux et celles qui ont eu la chance de le côtoyer. Son sourire, contagieux, demeure bien vivant dans le coeur de ses proches, particulièrement chez ses copains Bastien et Nicolas, qui se sont donnés pour mission d'immortaliser leur amitié sur pellicule.

Les deux frères, aujourd'hui âgés de 12 et 15 ans, sont les fils de Sarah Richer. La réalisatrice oeuvre dans le domaine de la télévision depuis une vingtaine d'années et aide ses garçons à concrétiser ce projet dont plusieurs images ont été tournées pendant la dernière année de vie de Miro. Le document audiovisuel, qui s'étendra sur une heure, est en cours de réalisation. Une fois terminé, il servira de carte de visite pour la Fondation Miro. L'organisme a été légalement constitué il y a quelques semaines à la suite d'efforts déployés par Sarah Richer et sa grande amie Nadine Laurin, la maman de Miro.

«Le gliome du tronc cérébral est un cancer du cerveau extrêmement rare et compliqué à comprendre. C'est un cancer inopérable qui affecte les enfants de moins de 12 ans et qui ne présente aucun espoir de guérison. Il y a très peu de cas. On parle de deux à trois par année au Québec et de cinq à six par année au Canada», explique Sarah Richer, au téléphone.

Les cas de gliome du tronc cérébral étant si rares, les efforts de recherche demeurent vains. Pour faire bouger les choses, La Fondation Miro veut sensibiliser le grand public à la maladie et à ses ravages. L'histoire du bambin livrera un portrait réaliste de cette condition. Elle dépeindra aussi l'indestructible force de l'amitié.

Valeurs

Le documentaire d'auteur se base sur trois valeurs fondamentales : l'amitié, l'humour et l'entraide. Les jeunes cinéastes amateurs placent leur lorgnette sur Miro, bien sûr, mais aussi sur l'incomparable pouvoir du sourire.

«C'est le point de vue de Bastien et de Nicolas qui racontent l'histoire de leur ami et leur quête pour le faire sourire. Ils rencontrent l'hémato-oncologue de Miro à Sainte-Justine, la docteure Anne-Sophie Carret. Elle répond à toutes leurs questions et leur donne des explications très limpides au sujet de la maladie. Elle raconte aussi ce qu'on peut faire pour stimuler la recherche», poursuit Sarah Richer. L'artiste Jean-Marie Lapointe, avec qui la réalisatrice a produit le documentaire Le monde de Félix, a été touché lorsqu'il a vu les premières images tournées par Bastien et Nicolas. Il n'a pas hésité à s'associer au projet. Dans le film, Jean-Marie Lapointe va chercher les confidences des garçons. Malgré la gravité du sujet, tout se fait dans la retenue et le documentaire met en relief le pouvoir de l'humour, précise Sarah Richer.

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