Marie Tifo et l'orchestre symphonique

Partage d'intensité

La comédienne Marie Tifo a fait la lecture... ((Photo Mariane L. St-Gelais))

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La comédienne Marie Tifo a fait la lecture de deux oeuvres, le poème La Marche à l'amour, et la nouvelle L'Arlésienne, hier, dans le cadre de la deuxième représentation du concert L'Arlésienne de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

(Photo Mariane L. St-Gelais)

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L'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean et la comédienne Marie Tifo ont parlé d'amour, hier. Le tragique, passionnel, qui déchire, mais qui attire irrémédiablement.

Pour les quelque 400 spectateurs qui s'étaient déplacés au Théâtre Banque Nationale, à Chicoutimi, à 14 h, le chef d'orchestre Jacques Clément avait choisi ce thème, une semaine après la Saint-Valentin, pour ce troisième grand concert de la saison 2014-2015 de l'orchestre.

Une première représentation du concert L'Arlésienne avait eu lieu samedi soir, à Alma, à la Salle Michel-Côté. Le concert proposait un mariage entre musique symphonique et interprétation théâtrale.

Le concert se déroulait en deux temps, la première partie étant consacrée à des oeuvres québécoises, la deuxième partie amenant le public à Arles, en Provence.

En première partie, trois oeuvres contemporaines québécoises, de Pierre Mercure, de Martial Sauvé, un compositeur de la région, et de Denis Gougeon ont été offertes au public. Le célèbre poème La Marche à l'amour, écrit par Gaston Miron, publié dans le recueil L'homme rapaillé, en 1970, était le fil conducteur des trois oeuvres.

Marie Tifo, debout, à droite sur scène, a livré en trois extraits le poème avec intensité, donnant vie aux mots couchés sur papier par Gaston Miron. L'orchestre, par le biais des pièces choisies par Jacques Clément, partageait ensuite l'intensité, la tristesse ou l'espoir de ce poème qui veut donner une seconde chance à l'amour.

Chose plutôt rare, l'orchestre a pu accueillir, après la prestation, le compositeur Martial Sauvé sur scène, qui a été chaleureusement ovationné, tout comme l'orchestre et la comédienne et Marie Tifo.

« L'Arlésienne »

Pour la seconde partie, le coeur du concert, une adaptation des deux suites pour orchestre de Georges Bizet, L'Arlésienne, était proposée. Cette musique de scène avait été composée pour accompagner la pièce de théâtre du même nom, écrite par Alphonse Daudet en 1872. Cette pièce de théâtre s'inspirait d'une nouvelle éponyme écrite par Daudet.

Si la pièce de théâtre a été un échec, la musique de Bizet a pour sa part connu un grand succès, et plusieurs de ses airs sont connus du grand public.

Cette fois, la comédienne Marie Tifo, assise à une table d'appoint, a fait la lecture de la nouvelle en une dizaine de segments, chacun suivi par la musique de l'orchestre et des projections en arrière-plan. Les spectateurs étaient devenus 400 enfants, qui écoutaient attentivement une histoire qui leur est racontée, attendant le dénouement.

Pourtant, aucun parent ne lirait la nouvelle de Daudet à un jeune enfant, sa fin étant loin d'être heureuse. L'histoire, tragique, raconte la peine d'amour d'un jeune paysan, Jan, qui est tombé follement amoureux d'une jeune Arlésienne, et qui finit par mettre fin à ses jours, rongé par le chagrin.

Jeunes spectateurs

Le public comptait hier quelques jeunes spectateurs de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay et de La Jonquière, dans le cadre de la semaine régionale Faites de la musique. L'Orchestre avait pensé aux jeunes âmes, en s'alliant, dans son programme, au Centre de prévention du suicide. « Nous, on n'aime pas les fins tragiques.... Le suicide n'est pas une option! » pouvait-on y lire.

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