Le bureau du Forestier en chef

Emplois menacés à Roberval

Gérard Szaraz confirme qu'un effort de restriction budgétaire... ((Archives Le Quotidien))

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Gérard Szaraz confirme qu'un effort de restriction budgétaire est en cours sans vouloir la chiffrer.

(Archives Le Quotidien)

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Louis Potvin
Le Quotidien

Le bureau du Forestier en chef devrait subir des coupes de 15 % de son budget, ce qui entraînerait une baisse d'effectif de quinze personnes, dont près de la moitié travaillent en région.

Le Forestier en chef, qui dispose d'un budget de 5,3 M$, devrait composer avec une baisse de 1 M$. Ces chiffres provenant de sources bien informées n'ont pas été confirmés par le Forestier en chef Gérard Szaraz. « Comme pour les ministères, nous devons participer à l'effort de restriction budgétaire du gouvernement. Nous ne sommes pas épargnées. Nous sommes à l'élaboration de scénarios afin de rechercher une meilleure efficience tout en conservant les moyens pour poursuivre notre mandat d'établir la possibilité forestière au Québec », a-t-il expliqué, visiblement mal à l'aise de parler de ce sujet.

Si le scénario avancé se concrétise, le nombre de fonctionnaires passerait de 60 à 45 à travers le Québec. Quatre quitteraient le siège social de Roberval et trois les bureaux de Saguenay. Il ne resterait que 12 fonctionnaires au siège social situé dans la circonscription du premier ministre Philippe Couillard. « Il n'y aura pas de baisse d'effectif au bureau de Roberval et Québec. Ça va toucher Montréal et d'autres régions », jure l'attaché de presse du ministre Laurent Lessard, Pierre-Olivier Lussier.

Le 31 mars 2014, la répartition des emplois était de 16 à Roberval, 12 à Québec et 34 ailleurs dans la province. Le bureau de Roberval qui devait accueillir une trentaine de fonctionnaires à l'époque de sa création en 2005 aura toujours suscité la méfiance. Jamais, il n'a été possible d'atteindre les objectifs, principalement parce qu'il était difficile d'attirer des fonctionnaires.

Cet effort de restriction budgétaire touche aussi le Bureau de mise en marché des bois dont un bureau satellite est situé à Dolbeau-Mistassini.

transfert d'emplois

Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, quelques fonctionnaires du bureau du Forestier en chef auraient accepté des postes disponibles au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. « C'est possible qu'il y ait des transferts de main-d'oeuvre vers le ministère, mais je ne peux pas vous préciser les chiffres. Ça fait partie de l'analyse. Est-ce qu'il serait plus efficient que certaines ressources travaillent pour des mandats au ministère? », a soulevé Pierre-Olivier Lussier. Selon d'autres sources, il manquerait de fonctionnaires au ministère pour répondre aux exigences de la planification forestière qui est maintenant la responsabilité du gouvernement depuis l'adoption du nouveau régime forestier.

Avec moins d'employés et moins de moyens, est-ce le Forestier en chef va pouvoir maintenir son rôle de chien de garde de la forêt québécoise et ainsi établir avec justesse la quantité de bois à couper par année. « Notre mandat n'a pas changé et il est inscrit dans une loi. Le gouvernement doit la respecter. Nous allons maintenir notre objectif fondamental qui est d'informer la population sur l'état et la gestion des forêts afin d'assurer sa pérennité », a rappelé Szaraz

L'an dernier, le Forestier en chef avait dû couper 2 % dans la masse salariale et 3 % dans les opérations.

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