241 interventions en 2014

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Entre janvier 2014 et décembre 2014, l'équipe de l'escouade de Prévention Intervention judiciaire et communautaire de Saguenay a ouvert 241 dossiers de crimes en milieu scolaire.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Chaque année, des crimes sont commis dans les écoles secondaires de Saguenay. En 2014, les agents de la Sécurité publique de Saguenay ont traité 241 dossiers dans les établissements scolaires de la ville. Possession de stupéfiant, vol, voies de fait et bien d'autres infractions nécessitent l'intervention policière.

Deux policiers de la Sécurité publique de Saguenay sont disponibles en tout temps afin d'intervenir dans les établissements scolaires de la ville. Un premier se concentre sur la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, l'autre sur la Commission scolaire De La Jonquière.

«On est là pour assister les directions d'écoles lorsqu'il y a une infraction au Code criminel. Un policier ne peut pas entrer dans une école sans y avoir été invité par la direction», explique Dominic Simard, sergent à la tête de l'escouade de Prévention Intervention judiciaire et communautaire.

Entre janvier 2014 et décembre 2014, l'équipe a ouvert 241 dossiers de crimes en milieu scolaire. À ce nombre s'ajoutent quelques dossiers traités en urgence par des équipes de patrouilleurs.

De ce nombre, 50 ont été soumis à un procureur.

«Ce sont surtout des délits mineurs», souligne le sergent Simard.

La possession simple de cannabis, la possession d'objets liés à la consommation de stupéfiants, les voies de fait et le trafic de stupéfiants figurent sur la liste des crimes les plus fréquemment commis dans les écoles secondaires de Saguenay.

En 2014, une dizaine de cas ont aussi nécessité l'intervention des policiers dans les écoles primaires. Des situations rares qui amènent les policiers à rencontrer des jeunes impliqués et à les sensibiliser à l'impact de leurs gestes.

«On intervient au cours des cinq années du secondaire. C'est là qu'on a un pouvoir d'agir», explique le sergent Simard.

Effectivement, les policiers veillent à l'application de la Loi sur le système de justice pénale pour adolescents (LSJPA). Une loi qui s'applique aux jeunes âgés d'au moins 12 ans et de moins de 18 ans seulement.

Les policiers ne fouillent pas les élèves

Lorsqu'un crime est commis, la direction d'école fait appel aux policiers.

«Notre équipe intervient lorsque le crime a été commis. On ne fait pas appel à nous pour trouver des stupéfiants. Il n'est pas question pour nous de fouiller les élèves. Lorsqu'une enquête est nécessaire, c'est l'équipe des renseignements qui s'en charge. La direction d'école peut agir lorsqu'elle a des soupçons. Nous, il fait être fondé en droit.»

Lorsqu'un délit est commis, après une rencontre avec le jeune, les policiers peuvent opter pour une déjudiciarisation du dossier, un avertissement qui consiste en un rapport d'événement ainsi qu'un avis aux parents, ou référer le cas en justice alternative lorsque jugé nécessaire pour que le jeune amorce un processus de réparation. Le dossier peut aussi être soumis au procureur obligeant le jeune à faire face à la justice en chambre de la jeunesse.

C'est notamment le cas lors d'une seconde offense ou lorsque de la drogue chimique est en cause.

D'autres facteurs comme l'appartenance du jeune à un groupe commettant des infractions, la planification du délit, les remords et l'opinion de la victime sont aussi pris en considération avant d'opter pour l'une ou l'autre des options.

«Plusieurs éléments entrent en ligne de compte dans notre décision. Il faut sentir une prise de conscience», explique le sergent.

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