2e Escadre, de l'action SVP!

La bonne nouvelle: l'implantation de la 2e Escadre... ((Archives Le Quotidien))

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La bonne nouvelle: l'implantation de la 2e Escadre expéditionnaire avec ses effectifs de quelque 550 militaires figure toujours dans les plans du ministère de la Défense.

(Archives Le Quotidien)

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La bonne nouvelle: l'implantation de la 2e Escadre expéditionnaire avec ses effectifs de quelque 550 militaires figure toujours dans les plans du ministère de la Défense. La mauvaise: ce projet qui devait se concrétiser en 2014 ne sera pas complété avant 2023, selon des informations obtenues par le député Dany Morin rapportées en exclusivité dans la dernière livraison de Progrès-Dimanche.

Annoncées en grande pompe en 2007, la création et l'implantation de la 2e Escadre de Bagotville représentaient dès le début un projet de longue haleine sujet à être constamment revu au gré des besoins des forces canadiennes, des aléas de la politique, des fluctuations budgétaires et des impacts des missions confiées aux militaires. Dans ce contexte, il n'est pas surprenant que le dossier ait pris du retard sur l'échéancier initial. Ne serait-ce que parce qu'au cours des dernières années les effectifs de l'Aviation royale canadienne ont été déployés en Libye puis en Europe de l'Est, et qu'elles sont maintenant à l'oeuvre en Irak. Des missions qui engendrent des coûts majeurs, qui compliquent le recrutement et le redéploiement administratif des soldats et qui ont eu des impacts sur le processus de création et de dotation de la 2e Escadre.

La politique a dû, dans ce cas, céder le pas aux réalités opérationnelles.

Nonobstant le contexte des dernières années, il est vrai que l'échéance aujourd'hui fixée à 2023 apparaît bien longue. L'économie du Saguenay-Lac-Saint-Jean profiterait à plein de l'arrivée, à courte et moyenne échéance, de nouveaux militaires à la base de Bagotville, et des retombées des travaux d'infrastructures nécessaires à la montée en puissance de la 2e Escadre.

Il ne faut certes pas perdre de vue les étapes qu'a franchies le projet jusqu'à maintenant. L'Escadre compte aujourd'hui quelque 230 militaires. Son premier commandant, le colonel Érik Simoneau, est entré en fonction en juillet 2013.

Quand même, le gouvernement conservateur aurait intérêt à reconfirmer son engagement et sa claire volonté à mener à terme ce projet très attendu par la région qui donnerait un rayonnement et un rôle accru à l'ensemble de la base de Bagotville et à sa 3e Escadre. Il aurait intérêt, aussi, à peaufiner sa stratégie afin de revoir avec le haut commandement des Forces armées canadiennes et de l'Aviation royale canadienne la date butoir de 2023. Les réalités opérationnelles et les contraintes budgétaires sont de nature à bousculer les plans des politiciens en matière de questions militaires. Mais les élus ont un rôle clé à jouer afin d'identifier les priorités et à cet égard le gouvernement Harper a une occasion de prouver que la 2e Escadre de Bagotville constitue encore, justement, une priorité et non uniquement une promesse utile en période de campagne électorale. Des gestes concrets peuvent et doivent être posés.

D'ailleurs, alors que la prochaine campagne électorale fédérale arrive, il sera particulièrement intéressant de voir si les deux autres grands partis politiques, soit les libéraux de Justin Trudeau et les néo-démocrates de Thomas Mulcair, s'engageront formellement à mener à terme le projet d'escadre expéditionnaire de Bagotville et si oui avec quel échéancier.

Belle visibilité

L'escale prévue du paquebot Queen Elizabeth II à La Baie en octobre 2016 représente un bon coup pour Saguenay sur le plan touristique et en matière de visibilité et de crédibilité. Des images du fjord et du quai, avec les flamboyantes couleurs d'automne en arrière-plan, sont susceptibles de faire le tour du pays, et des milliers de curieux d'ici et d'ailleurs convergeront vers à La Baie pour voir ce géant des mers de près. Et, le navire embarque à chaque croisière des touristes fortunés avides de découvertes et de dépaysement... Saguenay et les autorités responsables des croisières ont un peu plus d'un an pour préparer l'accueil du prestigieux navire afin d'en faire un franc succès et d'en maximiser les retombées.

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