Qualité de la preuve mise en doute

Abandon des poursuites contre Larouche

Maxime Larouche est acquitté des accusations portées contre... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Maxime Larouche est acquitté des accusations portées contre lui, à la satisfaction de son avocat, Me Charles Cantin.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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(Chicoutimi) Le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) abandonne les accusations de conduite avec les facultés affaiblies contre Maxime Larouche.

La décision a été rendue hier matin devant le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec.

Au moment de l'appel du rôle, Me Audrey Allard, représentante du DPCP, avait une déclaration à faire devant le tribunal.

« J'annonce le retrait des deux chefs d'accusation dans le dossier de Maxime Larouche », a mentionné Me Allard, au troisième jour du procès de Larouche.

« Je ne suis pas à ce stade-ci moralement convaincue de pouvoir faire une preuve hors de tout doute raisonnable de la culpabilité de Maxime Larouche et ce, compte tenu de l'ensemble du dossier », a commenté la représentante de la Couronne à sa sortie de la Cour.

Me Allard n'a pas voulu confirmer si les révélations embarrassantes concernant son principal témoin, le policier Stéphane Laberge, avaient joué dans sa décision.

L'avocat en défense, Me Charles Cantin, a mis à mal la crédibilité du technicien policier en le confrontant à certains faits qui lui ont été reprochés.

Facultés affaiblies

Il faut se souvenir que Larouche avait été intercepté par les policiers de Saguenay alors qu'il avait les facultés affaiblies en septembre 2011. Il avait été accusé de garde et contrôle d'un véhicule à moteur alors que ses capacités étaient affaiblies et d'avoir présenté un taux d'alcoolémie supérieure à la limite permise par la loi (.08).

Une année après son arrestation, Larouche a croisé le technicien de la SPS dans un bar. Cherchant un moyen d'éviter la condamnation, Larouche avait demandé conseil au policier Laberge. Celui-ci avait lancé à la blague qu'un montant de 2000 $ ferait l'affaire. Mais il avait ensuite confirmé la chose par le biais d'un texto, que l'accusé a conservé. L'action a valu une suspension sans salaire au policier.

Cette information est sortie au premier jour du procès en novembre.

Quelques jours plus tard, devant le juge Hudon, Me Cantin avait déposé une requête en arrêt des procédures.

Mais avant que la cause ne soit entendue, le criminaliste y est allé de nouvelles révélations concernant le policier.

En décembre, il a démontré que l'agent avait « flushé » des stupéfiants dans une cuvette. Appelé sur une affaire de violence conjugale, Laberge a jeté le contenu de paquets de cocaïne dans les toilettes, détruisant ainsi une preuve dans une affaire criminelle. Le geste lui a valu 90 jours de suspension.

La décision de la Couronne n'est pas vraiment surprenante, car la procureure en chef du district judiciaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Me Claudine Roy avait déjà laissé voir que toutes les avenues seraient analysées à la suite des informations dévoilées devant le tribunal et que l'abandon des poursuites faisait partie des scénarios.

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