Séance du BAPE sur le projet de mine d'Arianne Phosphate

Le transport du minerai inquiète

Les problématiques reliées au transport annuel de trois... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Les problématiques reliées au transport annuel de trois millions de tonnes d'apatite entre le Lac à Paul et les rives du Saguenay a retenu l'attention des quelques 250 citoyens venus participer à la première séance d'information tenue à La Saguenéenne par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) portant sur le projet minier d'Arianne Phosphate.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Les problématiques reliées au transport annuel de trois millions de tonnes d'apatite entre le Lac à Paul et les rives du Saguenay a retenu l'attention des quelques 250 citoyens venus participer à la première séance d'information tenue à La Saguenéenne par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) portant sur le projet minier d'Arianne Phosphate.

La séance d'information très fréquentée a permis aux dirigeants d'Arianne Phosphate Jean-Sébastien David, André Pedneault et Éric Arsenault de présenter sommairement le projet qui consiste en l'exploitation d'une mine à ciel ouvert dans une fosse de 2,3 km par 600 mètres, d'une usine de concentration du minerai, d'une halde d'entreprosage des résidus et l'aménagement de chemins forestiers pour des camions hors norme sur 250 km de longueur, le tout au coût de 1,2 G$ incluant l'aménagement d'un port sur la rive nord du fjord par Port Saguenay. Cette dernière portion du projet n'est pas incluse dans l'actuel processus de consultation, un sujet qui a fait l'objet d'interrogations à plusieurs reprises pendant la soirée.

L'ouverture de la période de questions du public a été l'occasion pour le citoyen Martin Fillion, de l'Anse-à-Pelletier, d'interroger les promoteurs sur la division du projet entre la phase minière et portuaire. M. Fillion a tenté de livrer un réquisitoire pour accuser le promoteur d'un manque de transparence, mais s'est fait rappeler qu'il devait s'en tenir à des questions. En réponse, M. David a clairement mentionné qu'Arianne Phosphate n'a jamais voulu être un opérateur d'installations portuaires et c'est pourquoi elle s'est tournée vers Port Saguenay, déjà installé en bordure de la rivière, pour assurer le transport maritime. M. David a mentionné que sans projet portuaire, le projet minier est appelé à être abandonné puisqu'aucun plan B n'existe, une affirmation qui a soulevé le scepticisme de la part du citoyen Daniel Lord, du Collectif de L'Anse-à-Pelletier.

Certains se sont interrogés sur ce qui leur semble être une stratégie d'Arianne Phosphate de miser sur l'aménagement d'un nouveau port plutôt que de prioriser l'utilisation du train ou encore l'utilisation d'une route en direction de Forestville. Sur le sujet, les représentants d'Arianne ont mentionné que les discussions avec des clients potentiels ont démontré que tous désirent recevoir les volumes d'apatite par la mer tandis que l'aménagement d'une jetée à Forestville a été étudiée.

Tracés

Les villégiateurs se sont inquiétés du tracé de la route empruntée par les camions hors route dans le cadre de divers scénarios qui proposent le passage au nord ou au sud du lac Rouvray. L'un d'eux a dit craindre que le passage de camions lourds à tous les vingt minutes trop près des chalets et des lacs laissant échapper du concentré d'apatite ne vienne polluer les plans d'eau. Sur le sujet, M. Arsenault a précisé que l'apatite n'est pas soluble et que sa fuite dans un lac équivaut à y déposer l'équivalent d'une roche puisque le minerai n'est pas traité chimiquement. Les diverses études de tracés couchés sur papier de même que de nouvelles consultations du milieu devraient permettre de déterminer lesquels ont le moins d'impact sur l'environnement et sur les utilisateurs, a mentionné M. Pedneault. Ce dernier a exclu qu'Arianne aménage sa propre route puisque le ministère des Ressources naturelles préconise l'utilisation de chemins déjà existants. « On tente d'arriver avec un tracé qui aura le moins d'impact possible. Si on passe au nord du Rouvray, on touche onze personnes. Le tracé sud implique trois personnes. On n'a pas de conclusion sur le tracé final, on vient de recevoir de nouvelles études réalisées par les autochtones ».

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