Baisse de clientèle au Zoo de Saint-Félicien

Les Européens sauvent la mise

Réjean Lavoie et Lauraine Gagnon ont fait le... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

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Réjean Lavoie et Lauraine Gagnon ont fait le bilan de l'année 2014 qui a été marquée par une baisse de l'achalandage de 7,3%.

(Photo Le Quotidien Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

(SAINT-FÉLICIEN) La dégringolade de l'achalandage au Zoo sauvage de Saint-Félicien se poursuit pour atteindre 147 245 visiteurs. Une mauvaise année compensée par une hausse de 5 % de la clientèle internationale.

Malgré cette diminution de 7,3 % par rapport à 2013, le Jardin zoologique a réussi à dégager un excédent avant amortissement de 98 640 $.

« Ça fait dix ans qu'on s'autofinance, ce qui est très rare dans le monde touristique. Ça démontre la solidité de notre organisation », a déclaré le président Réjean Lavoie.

Sans paniquer, la direction affirme qu'un coup de barre devra être fait pour renverser la vapeur. Si la chute de clientèle se poursuit, il sera difficile pour l'organisation d'être rentable.

« Nous avons un défi de marketing important à relever dès cette année. Il faudra être plus agressif sur les marchés pour attirer la clientèle », a affirmé pour sa part la directrice générale, Lauraine Gagnon. Avec une perte de 10 000 visiteurs en provenance des régions du Québec, le zoo et la région doivent convaincre les familles de se rendre au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour leurs vacances.

« Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette baisse; le prix de l'essence, la très belle température, l'attrait pour Cuba en été. La compétition est mondiale », souligne Mme Gagnon.

Les Européens nombreux

Par contre, ce qui peut réjouir la direction, c'est que le tiers de sa clientèle, soit 52 886 personnes, provient de l'Europe, autant que pour le reste du Québec. Un exploit dans les circonstances.

« Peu de sites au Québec enregistrent une proportion de 36 % d'Européen, c'est plus que Tremblant. Ce sont des voyageurs importants, car ils sont en moyenne dix jours au Québec. C'est de l'argent frais pour la région. C'est un apport économique considérable », insiste la directrice générale. Les retombées économiques du zoo représentent 28,4 millions $. Comme on ne veut pas perdre cette notoriété en France, le zoo va poursuivre ses efforts de commercialisation à l'étranger.

En ce qui a trait à la clientèle régionale, elle s'est élevée à 39 986 visiteurs, 8 % de moins qu'en 2013. Lauraine Gagnon ne croit pas que la présence du zoo de Falardeau a pu jouer en sa défaveur. « Je ne pourrais pas vous dire. La clientèle régionale suit toujours des cycles. Nous sommes dans un creux de vague comme nous l'avons vécu dans le passé », a-t-elle indiqué.

Organisation en santé

Moins de gens aux tourniquets signifie moins de revenus. Par contre, une hausse du prix du billet de 1 $ a permis d'atténuer la perte de 44 662 $. Les dépenses ont augmenté de 127 000 $ en raison principalement de la hausse des salaires et de l'augmentation des coûts de chauffage.

Au final, bien que l'excédent avant amortissement se chiffre à 98 640 $, le zoo affiche un déficit de 135 316 $. La santé financière de l'organisation est solide, car elle dispose d'une réserve de 787 000 $ pour réaliser des investissements.

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