Le centre-ville de Saint-Félicien évacué pendant plus de cinq heures

Fausse alerte

Une fausse bombe posée devant deux commerces situés... ((Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens))

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Une fausse bombe posée devant deux commerces situés à proximité des bureaux du premier ministre Philippe Couillard a semé l'émoi hier soir à Saint-Félicien.

(Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Louis Potvin
Le Quotidien

Une fausse bombe posée devant deux commerces situés à proximité des bureaux du premier ministre Philippe Couillard a semé l'émoi hier soir à Saint-Félicien.

Un canular qui a obligé l'évacuation d'une trentaine de personnes et qui a tenu en haleine policiers et pompiers pendant plusieurs heures. C'est vers 17 h qu'un citoyen a signalé le colis suspect aux policiers. Un cylindre de métal auquel était installé un dispositif était déposé près d'un petit sapin artificiel devant la microbrasserie La Chouape et les locaux de Marie Cuisine.

Le colis était placé à une centaine de mètres des bureaux de Philipe Couillard situés au 5e étage de l'hôtel de ville.

Un grand périmètre de sécurité a été déployé pour sécuriser les lieux, le temps que les artificiers de Québec arrivent. C'est à 22 h 30 qu'ils se sont présentés sur le stationnement de l'hôtel de ville. Les deux spécialistes de la Sûreté du Québec ont discuté avec l'enquêteur avant de réaliser leur intervention. Un seul artificier s'est rendu vers l'objet. Il ne lui a fallu que quelques minutes pour découvrir qu'il s'agissait bien d'un faux dispositif.

Arrestation

Les policiers ont intercepté un homme en lien avec cette affaire. « Un individu s'est présenté près du périmètre et à la suite de ses déclarations, nous avons décidé de l'interroger. Il est un suspect dans cette histoire », a expliqué le porte-parole de la SQ, Jean Tremblay. Le présumé mauvais plaisantin pourrait faire face à des accusations de méfait public. Il devrait comparaître dans les prochains jours.

30 personnes évacuées

Des évacués prenaient avec un grain de sel la situation. « Ils n'ont pas le choix de prendre des précautions. C'est tannant pour notre petite qui a une otite et qui n'a pas pu prendre son antibiotique. Nous avons hâte d'aller nous coucher », a mentionné Nathalie Marcil qui berçait sa fille de 3 ans. La petite tentait bien que mal d'essayer de dormir, emmitouflée dans une couverture et couchée sur une table.

Elle et son conjoint ont dû quitter leur logement précipitamment. Ce fut le cas pour de nombreuses personnes âgées qui ont été prises en charge par des parents et amis.

Mélina Simard arrivait de travailler quand les policiers lui ont refusé l'accès à son appartement. « C'est plate un peu parce que j'avais de l'étude. Je ne sais pas où se trouve ma coloc, j'imagine qu'elle est allée chez un ami », témoigne la cégépienne. Elle discutait avec d'autres personnes tout en prenant un café.

Une dizaine de personnes ont été prises en charge par les bénévoles de la Croix-Rouge au sous-sol de l'église. Elles ont poussé un soupir de soulagement quand elles ont eu la confirmation qu'elles pouvaient regagner leur logement. Il était 22 h 50.

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