Il est minuit moins une pour Fatima

Rencontre de la dernière chance

Le propriétaire de l'église Fatima et du terrain... ((Archives Le Quotidien))

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Le propriétaire de l'église Fatima et du terrain veut démolir le bâtiment afin de poursuivre la vente de condominiums. La décision sera prise sous peu.

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Il est minuit moins une pour l'avenir de l'ancienne église Notre-Dame de Fatima. Si aucun projet sérieux n'est soumis, si aucune idée pouvant maintenir le bâtiment patrimonial en place n'est amenée, le promoteur pourra en disposer comme il le souhaite, soit le démolir.

Les responsables de la Commission d'aménagement, de génie et d'urbanisme de Saguenay tiennent une dernière rencontre au Centre culturel de Jonquière, ce soir, à compter de 19 h afin de permettre aux citoyens de s'exprimer sur ce dossier.

À la conclusion de la rencontre et selon les recommandations de la commission, les élus de Saguenay pourront se prononcer sur la déclassification de cet ancien lieu de culte, qui est présentement protégé de toutes modifications en raison de sa présence sur la liste des églises patrimoniales.

Il semble qu'il faudra une volonté ferme de sauver ce bâtiment. Une volonté qui devra aller au-delà des paroles et des intentions.

L'église Fatima a été construite en 1962 et l'inauguration a eu lieu l'année suivante. En raison d'un manque de financement, le bâtiment a cessé ses pratiques religieuses en 2004.

Même si le couperet semble sur le point de tomber sur l'église, des voix s'opposent encore à cette éventualité.

Né dans la paroisse et résidant de la rue Angers, Claude Girard fait partie de ceux-ci.

« Au cours des derniers mois, j'ai écrit au premier ministre du Québec et à la ministre de la Culture. Ils doivent prendre conscience de l'importance de ce symbole pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean. C'est l'un des rares emblèmes qui rayonnent sur la scène internationale. On m'a répondu que l'on verrait au dossier. »

« J'ai rencontré le bras droit de monseigneur André Rivest et j'ai écrit au pape François. Je veux que toutes ces personnes puissent faire en sorte de ne pas autoriser sa démolition. Je suis prêt à tout mettre en oeuvre pour mobiliser les citoyens à la sauvegarde de l'église et ensuite prendre le temps de trouver un projet intéressant », note Claude Girard.

Ce dernier voudrait bien que le gouvernement du Québec enlève la responsabilité de la survie de l'église des épaules des élus de Saguenay ou encore que ceux-ci retirent l'église des mains du promoteur.

« Même l'Église s'est lavé les mains de cette décision. Rien n'a été fait par le diocèse pour sauver l'église Fatima. C'est à eux d'assurer un minimum de maintien », indique M. Girard.

Ce dernier ne se berce pas d'illusions. Il sait qu'il est minuit moins une. Mais il espère tout de même que la démolition sera mise sur la glace.

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