Mgr Rivest au centre de l'attention

L'abbé Pierre Roy souhaite voir la FSSPX s'établir... (Michel Tremblay)

Agrandir

L'abbé Pierre Roy souhaite voir la FSSPX s'établir au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Michel Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(CHICOUTIMI) Si l'Évêché de Chicoutimi refusait que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X célèbre une messe dans une église de la région, l'évêque du Diocèse, Mgr André Rivest, s'est néanmoins retrouvé au centre de l'homélie de l'abbé Pierre Roy, hier.

Mgr Rivest a interdit à la Fraternité de faire la messe dans une église de la région puisque cette communauté prône le retour aux anciens préceptes du catholicisme, ce que dénonce l'Évêché. La messe s'est donc tenue à La Saguenéenne, dans une salle.

«Cette messe n'est ni une croisade ni un retour en arrière. Il s'agit simplement d'une continuité. Monseigneur Rivest a tenu à dire quelques mots. Nous le saluons aujourd'hui de manière tout à fait paisible», a affirmé l'abbé Pierre Roy devant quelque 25 fidèles, dans ce qui ressemblait davantage à un message envoyé aux médias, présents à l'arrière de la salle, qu'aux fidèles.

«Des fidèles du Saguenay-Lac-Saint-Jean se sont manifestés. Ils se sont sentis comme des brebis sans pasteur. Ces fidèles en ont assez des liturgies comme on les propose dans les églises. On ne leur enseigne plus la foi catholique. (Les fidèles), ils se rendent compte que c'est le salut de leur âme qui est en jeu.»

Selon l'abbé, qui est âgé de moins de 40 ans, les croyants doivent faire un choix entre "1960 ans de tradition ou 50 ans de nouveauté.»

«(Mgr Rivest) n'a pas le droit de changer ces vérités, et nous n'avons pas le droit de lui obéir. Si nous le faisions, notre âme serait en danger. Nous sommes des Québécois, notre devise est Je me souviens. Je me souviens de la tradition de l'Église. Gardez la tradition de l'Église et l'Église va s'en trouver relevée.»

Méthode facile

À l'entrée de la salle, un fidèle offrait une petite brochure intitulée Méthode facile pour entendre la Messe.

Dans ce document, en page 2, il est écrit qu'assister "à la Messe du Dimanche est une obligation sous peine de péché mortel, imposée par l'Église». Il y est également expliqué ce qui est dit en latin par l'abbé.

Sur une grande table, des DVD de Monseigneur Lefebvre étaient en vente, tout comme des livres sur sa vie et des voiles.

Les cheveux d'une femme, source de tentation

« Nous reviendrons, assure l'abbé Pierre Roy. On a comme projet de s'établir ici, mais présentement la communauté n'est pas assez nombreuse. »

Selon les explications de l'abbé, des communautés de la Fraternité sont actives à Lévis, Montréal, Shawinigan et Sherbrooke.

Hier, parmi les 25 personnes présentes - dont sept enfants de moins de 10 ans -, certaines étaient venues de Québec pour aider l'abbé pour l'organisation de cette première messe.

La grande majorité des femmes présentes portait le voile sur la tête. Il y avait d'ailleurs des voiles à vendre à l'entrée de la salle. « Il s'agit simplement d'une tradition. Il est dit que l'homme doit se découvrir et la femme se couvrir », a affirmé l'abbé lorsque questionné à ce sujet. Un fidèle rencontré sur place a quant à lui mentionné que « les cheveux de la femme sont source de tentation et qu'elle doit les cacher pour ne pas nuire à la concentration de l'homme ».

Jeunes

L'abbé Pierre Roy étonnait par sa jeunesse, tout comme le servant de messe, qui avait moins de 30 ans. Les trois jeunes hommes qui entonnaient les chants grégoriens n'avaient pas non plus encore soufflé leurs trente bougies. À ce sujet, l'abbé a mentionné que depuis Vatican II, « il y a eu des fermetures de couvents, de moins en moins de séminaristes et une perte généralisée de la foi ». Selon lui, les jeunes se retrouvent davantage dans la Fraternité.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer