Jérôme C. Rousseau, designer originaire de Roberval

Le cordonnier de Cendrillon

Jérôme C. Rousseau dans son atelier à Los... ((Courtoisie))

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Jérôme C. Rousseau dans son atelier à Los Angeles.

(Courtoisie)

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Le designer robervalois Jérôme C. Rousseau avait déjà chaussé Charlize Theron, Scarlett Johansson et Gwyneth Paltrow. Voilà qu'il peut ajouter Cendrillon à sa liste de clientes célèbres.

Au cours de la dernière fin de semaine, Jérôme C. Rousseau s'est rendu à Berlin pour présenter la chaussure qu'il a réalisée à la demande de Disney. Neuf marques mondialement connues, dont « Jerome C. Rousseau », avaient été invitées à livrer leur version de la plus célèbre des pantoufles de verre. Le tout a comme objectif de promouvoir la sortie du film Cendrillon, en mars.

« C'est un projet exceptionnel, a souligné le designer de chaussures de luxe en entrevue téléphonique, hier soir. Cendrillon est basé sur une histoire de chaussures, alors pour un designer de chaussures, c'est une expérience incroyable. J'ai travaillé sur cette chaussure quatre ou cinq mois. Je suis très satisfait du résultat final puisque je pense avoir fait une chaussure différente de ce à quoi on s'attend naturellement d'une chaussure de Cendrillon. J'ai poussé mes recherches. Au début, je pensais à une chaussure au bout fermé, argentée. J'ai voulu briser le moule, faire différent. J'ai en quelque sorte réinterprété l'histoire de Cendrillon. »

C'est la quatrième fois que Jérôme C. Rousseau travaille en collaboration avec Disney. Il avait auparavant dessiné une chaussure pour le film Tron, pour Miss Piggy (Muppets) et pour Oz, le Magnifique.

Roberval, Londres, Los Angeles

Jérôme C. Rousseau est un fils de Roberval, où ses parents demeurent toujours. « J'ai étudié à Londres et j'ai par la suite trouvé du travail au Royaume-Uni, comme travailleur indépendant ("'freelance"'), en 1999. Ç'a été une expérience très forte. Je suis déménagé à Los Angeles il y a une dizaine d'années. Je n'ai vraiment pas trouvé cela facile. Je n'avais pas d'inspiration, parce qu'il n'y avait pas d'entreprises qui m'inspiraient. Quand j'étais en Europe, il y avait peut-être 20, 30 entreprises qui m'inspiraient et pour lesquelles je voulais travailler. Ce n'était pas du tout le cas à Los Angeles. »

Cette période a toutefois été déterminante pour l'artiste, car elle lui a permis de découvrir sa fibre entrepreneuriale. Aujourd'hui, une dizaine d'employés gravitent autour de la marque « Jerome C. Rousseau », qu'il a lancée il y a six ans.

« Le fait de ne pas être inspiré, c'est vraiment ce qui m'a poussé à créer ma propre marque, raconte l'homme âgé de 37 ans. Et j'ai eu beaucoup de chance dès le départ, parce qu'une dame nommée Charlize Theron a porté mes chaussures avant même qu'elles soient en vente en magasin pour le public! Ça m'a ouvert beaucoup de portes, tant du côté de la presse que des clients. »

Depuis, les vedettes sont nombreuses à porter ses créations (voir tableau). « Mon entreprise a eu une croissance très forte dès le départ, une croissance qui m'a énormément surpris. Les attentes étaient aussi très hautes. Présentement, tout se passe très bien. En termes de "business", je veux poursuivre la croissance internationale de l'entreprise. En tant qu'artiste, mon objectif est d'apporter quelque chose de nouveau, de poursuivre ma croissance créatrice. »

Il est difficile de se procurer les souliers de luxe de Jérôme C. Rousseau dans la région. Il soutient que, pour avoir un meilleur choix, les clientes doivent se rendre sur son site internet.

Quant à la chaussure de Cendrillon, les clientes potentielles devront ajouter le prix d'un voyage à leur budget, puisqu'elle sera en vente aux Galeries Lafayette de Paris, aux Harrods à Londres et chez Saks, Fifth Avenue, à New York.

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