Regroupement de médecins contre le promet de loi 20

Une première rencontre au Saguenay

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Le Regroupement des omnipraticiens pour une médecine engagée (ROME) croit que le projet de loi 20 du ministre Gaétan Barrette « va amoindrir, voire démolir les soins de première ligne. »

La première rencontre du ROME a eu lieu hier, au Delta. Son représentant régional, le Dr Jean-Philippe Blondeau, a été agréablement surpris du nombre de médecins ayant répondu favorablement à l'invitation du regroupement. Ils étaient 60 hier, sur les quelque 300 médecins de famille oeuvrant dans la région. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est la première région à tenir une rencontre du ROME. Les autres devraient faire de même bientôt.

Le projet de loi 20 que les médecins dénoncent prévoit l'imposition de quotas de patients aux médecins de famille, sous peine de sanctions.

« Les hôpitaux régionaux vont payer la note si le projet de loi 20 est adopté. Un médecin de Dolbeau m'a dit tout à l'heure qu'il n'est même pas certain que les services essentiels pourraient être maintenus, explique Dr Blondeau. La manière de faire du ministre Gaétan Barrette est déplorable. Nous aurons une rencontre provinciale du ROME la semaine prochaine à Laval, et nous devrions faire connaître nos moyens de pression d'ici deux ou trois semaines. On ne demande pas une cenne de salaire, on veut juste pouvoir s'occuper des patients. Les médecins sont "à boutte". »

Selon le Dr Blondeau, plusieurs médecins « regardent présentement leurs options ». « Si tu travailles dans un système qui ne va pas avec tes valeurs, tu regardes autre chose. Certains regardent pour les options dans les autres provinces ou le privé. Il y en a qui parlent même de démission. Des médecins ont commencé ce processus. Je crains que ça se détériore, que le réseau soit complètement démantelé », souligne le Dr Blondeau, qui travaille à l'urgence de l'hôpital de Chicoutimi, aux soins intensifs de l'hôpital de Jonquière et qui est professeur d'enseignement clinique pour l'Université de Sherbrooke.

La Dre Geneviève Minville, qui travaille aux urgences à l'hôpital de Chicoutimi, souhaite que les médecins obtiennent l'appui de la population. « C'est la population qui va souffrir (avec ce projet de loi). Les soins de première ligne, ce sont les premiers utiles aux patients. On ne fait pas de tartes aux pommes sans pommes; on ne fait pas une première ligne forte sans les médecins de famille. Avec ce projet de loi, les soins aux patients sont détruits. On me demande de faire le choix entre enseigner et voir des patients! »

Le député de Jonquière à l'Assemblée nationale, Sylvain Gaudreault, a discuté avec les représentants du ROME en matinée pour leur faire part de son soutien. « Il suffit d'avoir connu quelqu'un en soins palliatifs pour savoir que ça ne prend pas 15 minutes pour soigner un patient. Être médecin, ce n'est pas un travail à la chaîne. La vraie question concerne l'accessibilité, et ce projet de loi ne la règle pas. »

Le premier ministre Philippe Couillard est neurochirurgien. Gaétan Barrette est radiologiste. Le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Yves Bolduc, est lui aussi médecin. Le Dr Jean-Philippe Blondeau affirme être « déçu » que des médecins fassent prendre cette direction au réseau de la santé. Sylvain Gaudreault va plus loin. « Le premier ministre est allé pratiquer la médecine en Arabie Saoudite. Le ministre de la Santé se pense roi et maître. Le ministre de la Santé a pratiqué la médecine alors qu'il était dans l'opposition pour profiter d'une prime. Alors non, que ce soient des médecins, ça ne fait pas en sorte que le problème de l'accessibilité va être réglé. »

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