Conflit avec la fraternité Saint-Pie X

Mgr Rivest refuse le retour en arrière

Mgr André Rivest rejette les doctrines véhiculées par... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Mgr André Rivest rejette les doctrines véhiculées par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Marc Saint-Hilaire
Le Quotidien

L'Évêché de Chicoutimi refuse d'autoriser la célébration d'une messe de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, une communauté religieuse qui prône le retour des anciens préceptes du catholicisme.

Il y a quelques semaines, un groupe se présentant sous le nom de Tradition-Saguenay a emprunté la voie des médias afin de dénoncer le Diocèse de Chicoutimi et son évêque, Mgr André Rivest. Les fidèles de cette communauté reprochaient notamment à l'Évêché de leur interdire l'accès à une église afin qu'ils puissent y tenir une célébration en latin avec chants grégoriens. Le rituel tridentin aura finalement lieu dimanche, dans une salle de l'hôtel La Saguenéenne.

Lorsque le communiqué a été publié, Mgr Rivest a préféré garder le silence plutôt que de nourrir un éventuel choc d'idéologies. Or, les membres de la Fraternité ont poussé leur croisade jusqu'à déposer des tracts sur les parebrises de voitures, dans les stationnements d'églises de la région. Leur insistance a convaincu l'évêque du diocèse à briser le silence et à expliquer sa position.

«Pour ces gens-là, nous sommes encore à l'époque où l'on disait : Hors de l'Église, point de salut. Ils ne reconnaissent pas les changements apportés lors du concile Vatican II. Ce n'est pas avec des personnes comme ça qu'on va rajeunir l'Église ", met-il en relief dans le cadre d'une entrevue accordée au journal Le Quotidien.

Le concile Vatican II prend fin en décembre 1965 et constitue, encore à ce jour, l'un des plus grands efforts d'ouverture de l'Église catholique à l'égard du monde moderne.

«Avec Vatican II, on a changé la liturgie. On l'a mise dans la langue du peuple, en français ou en anglais par exemple. On l'a actualisée en fonction d'être plus proche des gens. On a changé les rites. Le prêtre était dos au peuple, il s'est retourné face au peuple. Nous avons intégré les laïcs à la célébration de l'eucharistie. Les prêtres se sont mis à accueillir les gens à la messe plutôt que d'arriver de la sacristie. Nous avons choisi de fêter Jésus-Christ ressuscité plutôt que d'insister sur la notion de sacrifice comme c'était le cas autrefois ", énumère Mgr Rivest.

Mst-Hilaire@lequotidien.com

«J'ai un ami qui est en couple, pas marié, avec des enfants. Son prêtre était au courant et lui donnait quand même la communion. Dans l'Église catholique, c'est une situation d'impureté. C'est ce qu'on appelle une communion sacrilège. Les prêtres d'aujourd'hui donnent la communion à n'importe qui, sans tenir compte des péchés des gens.»

Alexandre Charrette

«Pour ces genslà, nous sommes encore à l'époque où l'on disait : Hors de l'Église, point de salut. Ils ne reconnaissent pas les changements apportés lors du concile Vatican II. Ce n'est pas avec des personnes comme ça qu'on va rajeunir l'Église.»

Mgr André Rivest

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