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Maria-Chapelaine mise sur la nordicité

Une centaine de personnes ont participé au Forum... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

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Une centaine de personnes ont participé au Forum agricole et agroalimentaire de la MRC Maria-Chapdelaine.

(Photo Le Quotidien Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

(Chicoutimi) La MRC Maria-Chapdelaine mise sur le développement de l'agriculture nordique pour se démarquer au cours des prochaines années.

L'industrie agricole représente une part importante de l'économie de ce secteur avec la foresterie. C'est pour cette raison que la MRC s'est dotée d'un plan concerté de développement des activités agricoles afin de s'adapter à la nouvelle réalité du monde agricole.

L'aspect le plus important à développer est l'augmentation de la transformation. «Nous sommes isolés des marchés, ce qui nous amène à envoyer nos ressources et de ne pas les transformer. Il faut renverser cette tendance et amener de la plus value pour générer plus de retombés économiques de notre agriculture», a témoigné le préfet suppléant Mario Fortin, hier matin, lors du Forum agricole et agroalimentaire de la MRC de Maria-Chapdelaine.

Malgré cette volonté, le secteur doit composer avec un manque de main-d'oeuvre spécialisé. Une problématique qu'on souhaite atténuer avec la stratégie Agri-Relève (voir encadré).

Déjà l'industrie du bleuet et la culture de patates représentent deux secteurs névralgiques de l'agriculture nordique. Les élus et intervenants agricoles souhaitent développer les secteurs déjà en place comme les céréales, le lait et les canneberges.

Selon Alain Fecteau, l'un des conférenciers présents hier à Albanel, la MRC Maria-Chapdelaine pourrait tirer profit de l'ouverture des marchés avec l'Europe. «Ce marché représente plus de 386 milliards d'Euros, plus que les États-Unis et le Canada. Avec une bonne stratégie, vos entreprises pourraient réussir à y vendre des produits», a-t-il mentionné à la centaine de personnes présentes.

Parmi eux, l'industrie du bleuet vend déjà dans plusieurs pays. L'abolition des tarifs douaniers liés au traité de libre-échange représentera un avantage concurrentiel, car ils sont de l'ordre de 3 à 14%. Dans ce contexte des produits transformés pourraient se trouver une niche si la mise en marché est solide. Les producteurs de patates pourraient aussi y tirer leur épingle du jeu avec l'abolition des droits tarifaires de 14 à 17%.

Par contre, pour y arriver, les entreprises doivent bien se structurer et penser à des partenariats. «Par exemple, dans le monde du fromage, pour ne pas être à la merci de l'ouverture du marché, ici, il serait pensable de créer des coentreprises avec des fromageries françaises pour récolter une partie des profits réalisés pour les ventes effectuées au Québec et en Europe. Saputo commence à le faire», a-t-il donné comme exemple.

Alain Fecteau a aussi évoqué que l'industrie du bois va profiter du libre-échange avec l'Europe en raison de la disparition des droits de douane de 10%.

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