Conseil d'administration d'Hydro-Québec

La représentation régionale questionnée

Le gouvernement du Québec doit profiter de la... ((Archives Le Quotidien))

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Le gouvernement du Québec doit profiter de la vacance de quatre sièges au conseil d'administration d'Hydro-Québec pour y déléguer des représentants provenant des milieux d'affaires et de la société civile des régions du Québec.

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Le gouvernement du Québec doit profiter de la vacance de quatre sièges au conseil d'administration d'Hydro-Québec pour y déléguer des représentants provenant des milieux d'affaires et de la société civile des régions du Québec.

Pour le moment, un seul administrateur, le maire de Rimouski, Éric Forest, apporte à la table le point de vue régional.Le député de Jonquière à l'Assemblée nationale, Sylvain Gaudreault, considère que le rôle d'Hydro-Québec et son importance justifient amplement que les régions aient leur mot à dire au conseil d'administration. À la limite, il estime que le gouvernement pourrait même augmenter le nombre de sièges au conseil d'administration pour faire plus de place aux régions.«Dans un premier temps, il faut considérer que l'électricité est en grande partie produite dans les régions du Québec et elles n'ont pas nécessairement la représentation suffisante au conseil d'administration. On a aussi vu disparaître, au fil des ans, de nombreux emplois dans les régions, comme on le voit encore aujourd'hui avec le gouvernement», explique M. Gaudreault, qui croit que la présence d'administrateurs des régions permettrait d'apporter un autre point de vue au moment de l'adoption des grandes orientations. Malgré le fait que le gouvernement, principal actionnaire de la société d'État, ait une grande influence sur les grandes orientations, Sylvain Gaudreault croit que les administrateurs ont quand même leur utilité.«On peut penser à une situation où le gouvernement voudrait se lancer dans la privatisation d'une partie des actifs d'Hydro-Québec. Les membres du conseil pourraient alors faire connaître leur dissidence face à cette orientation. Il faudrait quand même que le conseil d'administration donne son accord.»Il y a donc pour le député de Jonquière plusieurs enjeux importants qui risquent de se retrouver sur la table du conseil d'administration de la société d'État. Ces enjeux, en raison de l'éclatement d'Hydro-Québec sur le territoire, touchent toutes les régions.

Gaston Blackburn

Le dernier représentant régional nommé au conseil d'administration d'Hydro-Québec a été l'ex-député et ministre de Roberval, Gaston Blackburn. Ce denier juge que le poste d'administrateur au sein du conseil a son importance et peut permettre aux régions d'apporter leur point de vue, nonobstant le fait que l'actionnaire principal est celui qui prend la décision finale.«Il peut être important lorsque vient le temps pour la société de prendre des décisions sur des orientations qui peuvent avoir une incidence sur la création ou la perte d'emplois en région», indique dans un premier temps l'ex-politicien.Gaston Blackburn explique d'autre part qu'une présence au conseil d'administration d'Hydro-Québec peut permettre à ce représentant de passer les messages nécessaires au gouvernement.«Pour ce qui est des orientations importantes où l'actionnaire donne ses commandes, on peut en discuter lorsque le ministre responsable effectue un passage au conseil d'administration», ajoute M. Blackburn.Gaston Blackburn mesure bien les limites de ce pouvoir d'influence en tant qu'administrateur. Il retire de son expérience qu'il a été entendu lorsqu'il a eu à défendre au conseil d'administration l'importance d'Hydro-Québec pour l'économie des régions.

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