Droits de scolarité des étudiants français

L'UQAC évalue les impacts

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Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien

La décision du gouvernement du Québec de hausser substantiellement les frais de scolarité des étudiants français qui s'inscriront au premier cycle d'une université québécoise à compter de septembre prochain suscite bien des interrogations à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Outre l'impact que cela aura sur cette clientèle, la direction de l'UQAC a aussi hâte de savoir ce qu'il adviendra de cette augmentation.

Dès septembre, les Français de premier cycle qui s'inscriront dans une université québécoise verront leurs droits de scolarité quasi tripler, passant de 2300 $ à 6650 $. « Ça ne touche pas les étudiants de 2e et 3e cycles, précise d'entrée de jeu le porte-parole de l'UQAC, Jean Wauthier. Et les étudiants qui sont déjà ici vont pouvoir terminer sans hausse de scolarité. Ce sont les nouveaux arrivants en septembre prochain et dans les années à venir qui subiront la hausse. Ils vont payer les mêmes frais que les étudiants canadiens qui viennent étudier au Québec. »

Revenus de 6 millions $

Cela dit, il est difficile de présumer de l'effet qu'entraînera cette hausse sur l'inscription des étudiants français l'an prochain. Ce qui est sûr, c'est que l'UQAC maintiendra les efforts de recrutement auprès de cette clientèle sans cesse croissante dans la région. « Globalement, les revenus générés par la présence des étudiants français (tous cycles confondus), sont d'un peu plus de 6 millions $ pour l'UQAC », souligne M. Wauthier, pour illustrer l'apport non négligeable de cette clientèle.

D'autre part, la direction de l'UQAC a hâte de connaître ce qu'il adviendra des sommes générées par la hausse. « Est-ce que l'université conserve le montant de la hausse? Est-ce que ça retourne au ministère de l'Enseignement supérieur ou au Conseil du Trésor? », interroge-t-il.

Actuellement, un peu plus de 500 Français fréquentent l'UQAC, dont un peu plus de 300 qui sont inscrits au premier cycle. « Il y a un peu plus de dix ans, il n'y avait pas une centaine d'étudiants internationaux et maintenant, on en dénombre quelque 800. Les Français sont la clientèle la plus significative et ça augmente depuis dix ans, passant de 50 à un peu plus de 500 », mentionne M. Wauthier. Au début des années 2000, l'UQAC avait pris les moyens pour augmenter la présence des étudiants internationaux et le cap sera maintenu. « Le bureau du recrutement international va poursuivre son travail. Ça fait partie des priorités de l'université », rappelle-t-il.

Quant aux étudiants français, M. Wauthier précise « qu'il ne faut pas présumer qu'ils décideront de ne pas venir. On verra. On va travailler très fort là-dessus et on va s'organiser (en conséquence). »

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