Touche pas à mes régions

Appel au Saguenay-Lac-Saint-Jean

L'ancien maire de Lebel-sur-Quévillon et porte-parole de Touche... ((Photo le Quotidien, Laura Lévesque))

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L'ancien maire de Lebel-sur-Quévillon et porte-parole de Touche pas à mes régions, Gérald Lemoyne, et l'ex-député péquiste Denis Trottier, demandent à la CRÉ de revoir sa position.

(Photo le Quotidien, Laura Lévesque)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le mouvement Touche pas à mes régions invite la Conférence régionale des élus (CRÉ) à reconsidérer sa position de ne pas adhérer à cette coalition qui réunit jusqu'à maintenant sept régions du Québec.

De passage à Saguenay hier, le porte-parole national du mouvement, Gérald Lemoyne, a lancé cet ultime appel aux élus qui, rappelons-le, ont préféré adopter une stratégie de discussions de coulisses pour défendre leurs revendications. La neutralité politique avait également été soulevée par les représentants de la CRÉ, qui ont cependant encouragé la population à adhérer à ce mouvement. «On ne part pas en guerre et on ne fait pas non plus de la politique partisane. C'est pour ça que je pense que les gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'ont peut-être pas bien compris l'importance qu'ils soient là», a mentionné l'ancien candidat libéral dans Ungava, invité au Cercle de presse du Saguenay en compagnie de l'ex-député péquiste, Denis Trottier, qui milite en faveur de cette coalition.

Si l'absence de la région représente un désavantage pour cette organisation, le Saguenay-Lac-Saint-Jean pourrait également le payer cher, laisse entendre M. Lemoyne, ancien maire, préfet et président de CRÉ.

«Notre coalition va rencontrer le gouvernement, c'est inévitable. Mais si la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'est pas là pour faire valoir son point, on ne peut pas parler en son nom. On peut toujours dire qu'on travaille en coulisse, mais si le gouvernement rencontre les régions du Québec, en l'absence du Saguenay-Lac-Saint-Jean, et bien eux vont être tout seuls. Est-ce qu'ils pensent avoir plus de pouvoir seul? La réponse est que le gouvernement va répondre au plus grand nombre», estime M. Lemoyne.

Ce dernier insiste toutefois sur l'importante contribution que pourrait amener la CRÉ.

«Il y a des gens ici qui seraient en mesure d'apporter quelque chose de constructif à l'organisation. Alors pour nous, ça serait l'fun qu'ils soient là, pour participer à la décision et orienter les choses qu'on fait», croit l'ancien maire de Lebel-sur-Quévillon, qui devait rencontrer un groupe de citoyens, hier soir, pour démarrer une mobilisation citoyenne.

La mobilisation régionale est nécessaire, selon l'ex-député péquiste Denis Trottier, estimant que les élus doivent modifier leur stratégie et appuyer massivement la coalition. Parce que si les régions ne défendent pas leur propre développement, ce n'est pas les politiciens vivant dans les grands centres qui vont le faire.

«Je ne pense pas qu'un gouvernement, quel qu'il soit, veut mal agir. Mais malheureusement, ils ont une méconnaissance des réalités régionales. Pourquoi sont-ils comme ça? Ce n'est pas parce qu'ils sont libéraux. C'est parce qu'ils sont urbains. La plupart de ces gens-là, les ministres, les députés, vivent à Montréal ou autour et n'ont pas idée de ce que sont les régions. Ce n'est pas du mauvais monde. Mais il y a une chose que ces gens-là ne comprennent pas. Ce sont les petits ruisseaux qui font les grands fleuves. Quand on investit dans une petite communauté, cet argent-là finit par descendre à Québec et Montréal. Mais quand on investit à Montréal, ce n'est pas vrai que ça va refouler jusqu'à Notre-Dame-de-Lorette», exprime M. Trottier.

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